Les législateurs européens ont trouvé un accord en janvier 2006 sur une
proposition visant à réduire les émissions de gaz fluorés dans le cadre
du protocole de Kyoto sur les changements climatiques.
En remplaçant les CFC, nocifs pour la couche d'ozone et le réchauffement
climatique, dans les systèmes de climatisation, réfrigération et congélation,les gaz des types HCFC et HFC ont joué un rôle essentiel dans leur élimination
progressive des pays développés. Néanmoins, même s'ils sont dangereux que les
CFC, leur potentiel en matière de réchauffement climatique reste énorme.
Aujourd'hui, le HFC-134a, utilisé dans les systèmes de climatisation, est un
gaz à effet de serre qui a un impact 1 300 fois supérieur à celui du CO2,
autrement dit, 1 kg de cette substance produit le même effet que
1 300 kg de CO2.
Or, si jusqu’alors on ne s’en préoccupait pas, les scientifiques de
l’institut norvégien de recherche sur l‘air (NILU) tirent le signal d’alarme.
Avec la démocratisation de la climatisation, que cela soit dans l’habitat ou
l’automobile, ce gaz est produit en quantité de plus en plus importante et sa
concentration dans l’air ne cesse d'augmenter; elle a doublé entre 2001
et 2004. Or, même s’il n’est pas encore présent en quantité suffisante
dans l’atmosphère pour contribuer réellement au réchauffement planétaire, la
planète et son climat se passeraient aisément de son apport.
C’est d’ailleurs ce que semblent penser les institutions européennes, à
l’inverse des fabricants de climatisation qui assurent que leurs produits sont
conçus de façon à éviter toute fuite. Ainsi, grâce à une directive européenne,
le HFC-134a va être éliminé progressivement des systèmes de climatisation des
véhicules, à partir du 1er janvier 2011 pour les nouveaux modèles de
véhicules, et à partir de 2 017 pour tous les véhicules neufs. Par
ailleurs, l’étanchéité de ces systèmes va être revue à la hausse, malgré ce que
pensent les constructeurs automobiles. Les nouveaux systèmes de climatisation
ne pourront pas perdre plus de 40 grammes de HFC-134a par an, sachant que les
véhicules équipés de 2 évaporateurs, ce qui peut être le cas de certains
véhicules très spacieux (monospaces…), le taux de fuite ne pourra pas dépasser
60 gr/an.