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Contrairement à la castration chimique, prônée par certains à l'encontre des délinquants sexuels, un tel traitement est réversible.
Les patients, qui seront accueillis à Paris, Lyon, Suresnes et Villejuif (région parisienne), "devront avoir présenté au moins une rechute avec passage à l'acte alors qu'ils étaient traités par psychothérapie ou par médicament".
{sidebar id=1}Le Dr Stoléru souhaite enrôler 48 patients pendant deux ans pour tester l'efficacité de l'acétate de cyprotérone (des laboratoires Schering AG, nom commercial: Androcur) et de la leuproréline (des laboratoires Takeda, nom commercial: Enantone), normalement utilisées pour d'autres indications.
Chacun de ces médicaments "s'est montré efficace dans la prévention des rechutes de type +passage à l'acte+, mais leurs efficacités respectives n'ont pas été comparées". "En l'état actuel des connaissances, il est donc impossible d'affirmer la supériorité de l'un ou l'autre des médicaments étudiés", peut-on lire dans la notice d'information qui sera remise aux patients.
Le nombre de malades testés pourrait paraître faible à première vue, mais il ne s'agit pas de mesurer les effets secondaires d'un médicament encore mal connu. "Ce ne sont pas des molécules nouvelles. On les connaît bien et on les prescrit depuis des années mais, pour cette indication précise, ce sera le plus grand essai thérapeutique jamais mené", indique le Dr Stoléru.
L'Androcur est utilisé chez la femme pour traiter l'hyperpilosité et chez l'homme pour traiter certains cancers de la prostate. L'Enantone est utilisé en cas de puberté précoce et pour certains cancers, dont celui de la prostate. Le premier dispose d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour réduire la libido, pas le second, "ce qui est un peu paradoxal au vu de son efficacité".
Le projet a reçu un fort soutien de Nicolas Sarkozy lorsqu'il était ministre de l'Intérieur et la lutte contre la pédophilie est devenue un enjeu éminemment politique. "Mais le projet est né dans ma tête en 1997, il y a exactement dix ans, et il n'a absolument pas de couleur politique," assure le Dr Stoléru.
"Les premiers à l'avoir soutenu, c'étaient le gouvernement Jospin et le ministre de la Santé d'alors Bernard Kouchner. Ce soutien a été réaffirmé par le gouvernement Raffarin. "Il n'y a pas de lien entre ce projet et l'actualité politique et c'est moi, en tant que chercheur, qui suis allé démarcher les ministères", parce qu'il n'existait pas de projet de recherche sur ce thème.
Agences
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