Nul ne peut faire peur à RAchida dati, pas meme Carla...
CourrierCasablanca.com | 05-06-2008
Rachida Dati l'inclassable, l'insoumise, la rebelle. La garde des
Sceaux, qui fait aujourd'hui la couverture de L'Express,
fait jaser.
Son comportement, jugé par quelques uns de ses collaborateurs comme
capricieux, son goût prononcé pour le glamour et les belles parures ont
d'ailleurs provoqué un contentieux avec Yves Saint Laurent, et
alimentent largement les critiques de ses confrères et des
journalistes. Encore aujourd'hui, la une de l'hebdomadaire est sans
équivoque :"Enquête sur les caprices de Rachida Dati".
Si le contentieux avec Yves Saint Laurent est une affaire
définitivement close et oubliée, comme l'a confirmé François Pinault
propriétaire du groupe YSL à la presse, elle continue a être attaquée
sur tous les fronts.
Peu importe, Dati fonce droit devant, tête
baissée, quitte à accuser aujourd'hui une remarquable chute de sa côte
de popularité. Dix points en seulement huit mois (septembre 2007 / mai
2008) selon le baromètre BVA-Orange-L'Express.
En cause, des
mesures politiques impopulaires comme la refonte de la carte judiciaire
française, mais également, un comportement peu docile. Quand on lui
reproche des notes de frais trop salées ou ses photos en une de
Paris-Match, habillée comme une vedette des podiums, la ministre lance
d'emblée : "On m'aligne sur mes robes mais pendant ce temps, je passe
mes réformes ".
Quand la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy,
qualifiée de Présidente par Le Point, lui demande de ne plus appeler
son mari à des heures matinales, Rachida Dati ironise : "Cela signifie
qu'il existe dorénavant des heures ouvrables pour joindre le Président
".
Ancienne petite protégée du chef de l'Etat, Rachida Dati
semble s'éloigner de son mentor, et ce, depuis la fin de l'année 2007,
date à laquelle "La Présidente" a pris ses quartiers. Moins présente
dans les manifestations officielles, la locataire de la place Vendôme
est dans une position indélicate. Autrefois confidente de Nicolas Sarkozy,
elle ne l'est définitivement plus. Au plaisir de la première dame, qui
ne semble pas, d'après un ouvrage à paraître demain, la porter dans son
coeur...