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09 Juillet 2008
Mise à jour le 09 Juillet 2008, 03:54
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issues de cette petite ville provoquent des scandales. La justice s’en saisit, les habitants aussi.

YOUTUBE fait encore parler de lui au Maroc, en particulier à Khemisset. Dans cette petite ville située à 70 km de Rabat, on ne parle ces jours-ci que des vidéos pornographiques aux couleurs locales lancées dernièrement sur ce site. On voit dans l’une de ces vidéos, deux jeunes filles, à moitié nues, s’embrasser avec ardeur (bouche à bouche) en échangeant des caresses au niveau des parties intimes du corps. La scène se déroule à l’intérieur d’une voiture. Elle s’achève sur la vue de l’une des deux filles vidant goulûment une bouteille de bière.

Parce qu’on pouvait bien voir leur visage, les deux filles ont été très vite repérées et interpellées par la police. Elles ont aussitôt reconnu s’être laissées filmées, de leur propre gré, par un ami, propriétaire du véhicule où la vidéo a été tournée. Ce dernier serait toujours en fuite et serait activement recherché. Dans la même affaire dont s’est saisie la justice, deux autres filles qui seraient des concubines présumées du fuyard, ont été également appréhendées.

Par ailleurs, c’est une autre affaire, autrement plus compliquée, qui a été déclenchée, toujours à Khemisset. Là encore, tout a commencé lorsqu’une vidéo a été mise en ligne tout récemment sur Youtube. Là aussi, deux filles sont au cœur du scandale. Dans leur vidéo qui a été supprimée entre temps (contrairement à la première qui est toujours en ligne), on pouvait les voir, selon certains témoignages, en train de s’adonner à un striptease en bonne et due forme devant une voiture 4x4 à Dayet Roumi, à 15 km de Khemisset.

Dans cette affaire portée elle aussi devant la justice, les deux filles se disent avoir été droguées pour être amenées à ne plus maîtriser leurs actes. Elles auraient été filmées ensuite à leur insu. L’homme qu’ils mettent en cause est toujours en fuite. Il aurait utilisé les « images volées », avant que celles-ci ne soient mises en ligne sur Youtube comme moyen de pression pour forcer ses deux victimes à se prostituer pour son compte. Le présumé coupable était photographe avant de devenir agent immobilier. Mais, ce ne serait-là que des activités écran. Appelée à la barre, sa secrétaire révélera qu’elle est elle-même victime de son patron qui l’a violée. L’homme déclaré aujourd’hui « wanted », ne serait d’après elle qu’un entremetteur dont les principaux clients viennent de Rabat.

Voilà qui donne une autre tournure à une affaire qui ne semblait être à la base qu’un banal acte d’exhibitionnisme comme on commence à en voir par milliers sur Youtube. Il revient à la justice de démêler l’écheveau.

En tout cas, Youtube déjà rendu célèbre au niveau national par le fameux « sniper » de Targuist (ce jeune homme qui filmait des gendarmes en flagrant délit de corruption) commence à entrer dans les mœurs au Maroc. Il devient le miroir grossissant de ce qui peut se passer dans certains « jardins secrets ». Certains s’en félicitent. De leur point de vue, un scandale révélé sur Youtube ne peut éclabousser que ceux et celles qui l’auront cherché. D’autres estiment que l’on peut voir sur ce site un peu de tout. Des filles qui s’exhibent délibérément devant une caméra, mais aussi de nombreuses filles que des voyeurs s’amusent à prendre en photo à leur insu, notamment sur une plage ou à la piscine, pour les présenter sur différents sites de vidéos comme des prostituées... D’où leur appel à ne pas croire tout ce qu’on voit sur Youtube.

Lereporter.

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