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Maroc : vers une réglementation du droit de grèveAbdelilah Benkirane est un islamiste libéral - au moins au sens écomomique du terme. © AFP

Les Marocains sont exaspérés par les mouvements sociaux qui paralysent régulièrement les services publics. Un contexte favorable pour le gouvernement Benkirane, qui souhaite  promulguer une loi organique réglementant le droit de grève.

C’est un vieux serpent de mer. Au Maroc , la retenue des jours de salaire des grévistes revient sur le devant de la scène à chaque grand mouvement social. Par trois fois déjà, des ministres de l’Emploi ont essayé de l’imposer, à chaque fois ils ont dû renoncer devant la grogne des syndicats. Cette fois-ci, le rapport de force pourrait être favorable à l’exécutif.

Le pays est en effet miné par des mouvements de grèves qui touchent presque tous les secteurs publics, des hôpitaux à l’éducation nationale en passant par les collectivités locales. Une cascade de débrayage qui commence à exaspérer les Marocains et qui, de ce fait, instille un climat opportun à une règlementation du droit de grève. Une aubaine pour le gouvernement Benkirane , plus libéral qu'on ne pense et qui compte bien profiter de l’occasion.

Car si le droit de grève est garanti par l’article 14 de la Constitution (depuis 1962), son cadre n’a pas été fixé de manière très précise. Selon Ali Boufous, professeur à la faculté de droit de Casablanca et spécialiste du Code du travail, « il appartient à la jurisprudence de règlementer le droit de grève ».

Mais pour les syndicats, la mise en place

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