Maroc : Il tue celui qui lui rappelle son homosexualité
CourrierCasablanca.com | 21-06-2008
Hassan était un homosexuel actif. Il décide de tourner la page, mais
son ami Hussein lui a rappelé devant leurs amis son passé d’homosexuel.
En conséquence, il l’a fait taire à jamais.
Au bord d’Oued Laou, juste sous
un pont de la ville de Tétouan, le cadavre d’un jeune homme, en habit
d’Adam, gisant dans une mare de sang a été découvert par quelques
promeneurs. Il présentait deux graves blessures : une première située
au niveau de son bras droit et une seconde au niveau de son cou. Le
cadavre n’était pas en décomposition. Ce qui prouve que le meurtre est
récent et ne remonte pas à plus de vingt-quatre heures. Comme une
traînée de poudre, la mauvaise nouvelle s’est propagée rapidement dans
la ville de la Colombe blanche. Pas moins de quelques minutes de la
découverte du cadavre, les enquêteurs se sont dépêchés sur les lieux.
Qui est cet homme mort ? Il semble qu’il n’est pas étranger à la
région.
En conséquence, la tâche semblerait être facile pour les
enquêteurs au moins pour mettre la main sur la première ficelle de
l’enquête. Effectivement, ils ont facilement identifié la victime qui
était connue par les promeneurs qui l’avaient découvert corps sans âme.
Qui est-il ?
Il s’agit de Hussein, la trentaine, célibataire, qui se
débrouillait pour gagner sa vie. Il fréquentait de temps en temps les
lieux de l’oued surtout en compagnie de ses amis afin de se soûler et
se droguer loin des regards des curieux. Qui l’a tué et pourquoi?
L’enquête policière a révélé que Hussein était, la veille de la
découverte de son cadavre, en compagnie de Hassan, un forgeron de la
région, âgé de trente-deux ans. Ils s’enivraient ensemble sans avoir le
moindre malentendu. C’est du moins ce qu’avait remarqué les curieux.
Est-il vrai ? Seul Hassan pouvait le confirmer.
Les enquêteurs se
sont lancés à sa recherche. Vingt-quatre heures plus tard, il a été
interpellé de chez lui. Il a été conduit au commissariat pour être
soumis aux interrogatoires. Est-il l’auteur du crime ? Au début, il a
nié avoir liquidé son ami qu’il avait qualifié d’intime. En le
martelant d’interrogations, il a lâché le morceau : «Oui, c’est moi qui
l’ai tué…». Pourquoi ?
«J’étais homosexuel actif…», a confirmé
Hassan aux enquêteurs. Au fil du temps, il a tourné le dos à ce
penchant sexuel. Ce n’était pas facile. Dernièrement, il était en
compagnie d’amis dont Hussein. Ils picolaient quand un malentendu s’est
éclaté entre les deux et Hussein lui a rappelé : «Tu n’étais qu’un
homo…Tu cédais aux désirs sexuels de tous les jeunes du quartier…».
Deux
phrases étaient suffisantes pour exciter en lui le sentiment de
vengeance. Faisant semblant qu’il ne s’agissait que d’un simple
malentendu, Hassan a invité, dimanche 1er juin, son ami Hussein à un
verre de vin rouge. Ce dernier ignorait que Hassan avait déjà
dissimulé, la veille, samedi 31 mai, un coutelas dans un coin situé
derrière une station d’essence située à la route nationale reliant
Tétouan à Chefchaouen. Lorsque la tête de la victime, Hussein, a tourné
ce premier dimanche du mois de juin, Hassan a saisi l’occasion pour
disparaître quelques minutes, juste le temps de prendre le coutelas et
rejoindre son ami. Sans hésitation, il lui a asséné un premier coup au
niveau de son bras droit. Hussein s’est relevé tentant de s’enfuir.
Mais Hassan l’a surpris par un coup au niveau du cou. Hussein s’est
effondré. S’assurant qu’il n’est plus qu’un corps sans âme, il l’a
dénudé avant de jeter les vêtements dans l’oued et a mis le cadavre à
son rivage. Et ce, avant de retourner chez lui.
Aujourdhui