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24 Juin 2008
Mise à jour le 24 Juin 2008, 00:51
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Elles pourront désormais compter sur le concours des supermarchés.
Cela est devenu possible grâce à la signature de trois conventions entre le ministère des Affaires générales, Marjane, Label’Vie et Aswak Assalam, en marge du 1er Salon de l’économie sociale et solidaire (ECOSS), qui s’est tenu, la semaine dernière, à Casablanca. Selon Abdelmounaïm Guessous, responsable de la direction de l’économie sociale au ministère de tutelle, «ces surfaces commerciales s’engagent à réserver des rayons entiers aux produits de l’économie sociale et fournir aux coopératives une assistance gratuite dans le domaine de la qualité, de l’emballage et du marketing».

Une autre convention signée concerne le lancement, selon Jamal Tebbaa, directeur général du groupe ESG Maroc, «dès la rentrée universitaire 2008/2009», du premier master spécialisé en économie sociale. Il s’agit d’un partenariat entre l’Université Hassan 1er et le groupe scolaire ESG. La cinquième et dernière convention a été signée entre le ministère des Affaires générales et le Centre des jeunes dirigeants (CJD) concernant l’encadrement et la formation des acteurs de l’économie sociale.

Si l’économie sociale et solidaire représente en France, par exemple, 10% du PIB et des emplois, il est difficile d’en jauger l’importance au Maroc. «Nous sommes justement en train de mettre en place un observatoire de l’économie sociale pour pouvoir évaluer le poids de ce secteur dans l’économie nationale», explique Guessous. Toujours est-il que 52 mutuelles, plus de 5.800 coopératives et plus de 60.000 associations opèrent, à travers les différentes régions, dans le secteur de l’économie sociale et solidaire. Selon Abdelouahed Laabid, chef de la division des études et assistance de l’Office du développement des coopératives (ODCO), «le secteur des coopératives est constitué de 5.826 unités, 336.990 adhérents, dont 22.481 salariés, et brasse un chiffre d’affaires de 7 milliards de DH, pour un capital de 6 milliards de DH». Jugée à la seule aune de ce secteur, l’économie sociale participe sans conteste à la création de richesses au pays. Pour promouvoir ce secteur, 160 exposants, venus des quatre coins du pays, des départements ministériels, des chambres professionnelles se sont donné rendez-vous au salon Ecoss.

«Notre but, à travers ce salon, est d’abord de vulgariser le concept de l’économie sociale et solidaire et de mettre en valeur tout le secteur, plus particulièrement le système associatif et coopératif. Quand vous allez dans certaines régions du pays, tout ce qui est fait pour les produits du terroir est formidable et le message que nous voulons faire parvenir aux consommateurs, c’est que le Maroc bouge», déclare Mohcine Berrada, président d’Arcancia, agence organisatrice de ce salon pour le compte du ministère de Nizar Baraka. Le salon a aussi une vocation didactique. En effet, cinq ateliers ont été organisés au profit des opérateurs de l’économie sociale sur les thèmes: les acteurs et valeurs de ce secteur, les systèmes d’activité et d’emploi, la finance solidaire, la place de l’économie sociale dans le développement local… A l’ère de la mondialisation, l’économie sociale est appelée à faire sa propre mise à niveau.
L'Economiste

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