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Les derniers développements de l’attentat contre Charlie Hebdo
Vers 11h20, deux hommes vêtus de noir, encagoulés et armés chacun d'une Kalachnikov se présentent au numéro 6 de la rue Nicolas-Appert, dans le XIe arrondissement (est), où se trouvent les archives de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, leur cible. Ils hurlent: "C'est ici, Charlie Hebdo ?". Voyant qu'ils sont à la mauvaise adresse, ils se dirigent alors au numéro 10 de la rue, où se trouve le siège du journal.
Une fois dans l'immeuble, ils font feu sur le chargé de l'accueil et se rendent au deuxième étage, où se trouve la rédaction de Charlie Hebdo.
"Les deux hommes ouvrent alors le feu et achèvent froidement les personnes rassemblées pour la conférence de rédaction ainsi que le policier chargé de la protection du dessinateur Charb, qui n'a pas le temps de riposter", selon une source policière. Charb, directeur de la rédaction, était protégé depuis la publication de caricatures de Mahomet en 2011.
La rédaction de Charlie Hebdo a été décimée. Quatre de ses caricaturistes vedettes, Charb, Cabu, Tignous et Wolinski, très connus en France, sont morts, ainsi que l'économiste Bernard Maris, également chroniqueur sur la radio France Inter. Une seule personne, qui a réussi à se cacher sous une table, en échappe. Les deux hommes crient "Nous avons vengé le prophète" et "Allah Akbar", selon cette source.
Vers 11h30, après un appel d'urgence, des policiers sont dépêchés immédiatement sur les lieux. Les deux agresseurs prennent la fuite en criant de nouveau "Allah Akbar" et se retrouvent face à une patrouille de la Brigade anti-criminalité. Un échange nourri de coups de feu s'ensuit.
Des policiers font feu sur les assaillants, qui ripostent. Boulevard Richard-Lenoir, un policier en uniforme d'une quarantaine d'années est touché et se trouve à terre, selon une vidéo diffusée sur Internet
Les deux hommes sortent alors de leur voiture et s'approchent à petites foulées du policier à terre. L'un des assaillants lui crie "Tu voulais me tuer!". Le policier lève la main "Non, c'est bon, chef", mais il est tué d'une balle en pleine tête, selon une vidéo diffusée sur Internet et authentifiée par les enquêteurs.
‘On a tué Charlie Hebdo’
Après leurs méfaits, deux assaillants repartent vers leur voiture sans s'arrêter. "On a vengé le prophète Mahomet! On a tué Charlie Hebdo!", crient-ils avant de démarrer, selon une autre vidéo.
Un peu plus loin, les deux hommes percutent une automobiliste, qui est légèrement blessée. Ils abandonnent leur voiture près du parc des Buttes-Chaumont, dans le nord-est de Paris.
Les deux assaillants braquent ensuite un automobiliste et s'enfuient vers le nord de la capitale à bord de sa voiture. Les forces de l'ordre perdent alors leur trace.
Pendant leur attaque et leur fuite, ils ont tué 12 personnes --dont au moins cinq membres de la rédaction de Charlie Hebdo-- et fait huit blessés.
Le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, indique que "trois criminels", impliqués dans l'attaque, sont recherchés activement, sans préciser le rôle du troisième. Tout est mis en oeuvre pour "neutraliser le plus rapidement possible les trois criminels", déclare le ministre.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, un des trois suspects, Hamyd Mourad, 18 ans, beau-frère de Chérif Kouachi, présenté au départ comme un SDF de 18 ans soupçonné d’avoir participé à la logistique de l'attaque mais qui se trouvait vraisemblablement en cours en classe dans son lycée au moment des faits, se rend à la police à Charleville-Mézières, dans le nord-est de la France, "après avoir vu que son nom circulait sur les réseaux sociaux", indique à l'AFP une source proche du dossier. Son profil islamiste était mis en doute jeudi par des témoignages de voisins et de camarades de classe, assurant qu'il était "au lycée toute la matinée" mercredi et n'avait "rien à voir avec les fondamentalistes" musulmans.
La police française publie les photos des deux autres suspects, deux frères, Chérif et Said Kouachi, 32 et 34 ans, qu'elle recherche activement, et lance un appel à témoins. Ces personnes sont "susceptibles d'être armées et dangereuses", prévient la police. Chérif Kouachi en revanche est un jihadiste connu des services antiterroristes français. Surnommé "Abou Issen", il avait été impliqué dans la filière de jihadiste dite "des Buttes Chaumont". Il avait été condamné en 2008 à trois ans de prison, dont 18 mois avec sursis, pour avoir participé à une filière d'envoi de combattants pour Al-Qaïda en Irak. Son frère par contre est peu connu des services de la police, pris une fois seulement, pour délit mineur. Sept personnes seront placées en garde à vue après avoir été interpellées dans la nuit de mercredi à jeudi. Elles sont toutes issues de l'entourage des deux suspects, Chérif et Saïd Kouachi, 32 et 34 ans et des perquisitions ont eu lieu à Paris Reims et Strasbourg.
A la mi-journée de jeudi, les deux suspects de l'attentat contre l'hebdomadaire Charlie Hebdo ont été vus dans le nord de la France alors qu'ils étaient à bord d'une Clio grise et porteurs d'armes de guerre, a-t-on appris de sources proches de l'enquête.
Le gérant d'une station-essence à proximité de Villers-Cotterêt a "formellement reconnu les deux hommes soupçonnés d'avoir participé à l'attentat de Charlie Hebdo", a expliqué une source proche du dossier.

Message de condoléances
de S.M le Roi au Président français

S.M le Roi Mohammed VI a adressé un message de condoléances et de solidarité au Président français, M. François Hollande, suite à l'attentat terroriste perpétré mercredi contre le siège du journal "Charlie Hebdo" à Paris, faisant plusieurs victimes dont des journalistes et des éléments des forces de sécurité.
Dans ce message, le Souverain affirme avoir appris avec ''une profonde émotion la triste nouvelle du lâche attentat terroriste perpétré contre le siège de l'hebdomadaire ''Charlie Hebdo'' à Paris''.
Tout en condamnant 'fermement cet acte haineux'', SM le Roi a tenu à adresser au Président français, ainsi qu'aux familles des victimes et au peuple français ami, Ses condoléances les plus attristées et Ses souhaits de prompt rétablissement aux blessés.

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