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Coopération sécuritaire : Le Maroc cité en exemple

Le Syndicat indépendant de la police espagnole a critiqué le manque de coopération entre les services de police de l’Europe dans la lutte contre le terrorisme jihadiste, tout en saluant la collaboration fructueuse des services secrets du Maroc, de la France et de l’Espagne.
Commentant les attentats terroristes qui ont frappé ce mardi le cœur de l’Europe, Bruxelles, causant plus de 34 morts et plus de 200 blessés, le porte-parole de ce Syndicat, Alfredo Perdiguero, a affirmé que la Belgique ne dispose pas, en fait, d’un corps de police unifié, car, d’après lui, ce pays est divisé en 9 cantons où chacun dispose de son propre corps de police. Cela complique l’échange d’informations, un élément primordial dans la lutte contre les groupes terroristes. « S’ils ne partagent même pas l’information entre eux, comment vont-ils la partager avec les polices des autres pays européens ? Cela doit changer », a-t-il martelé.
Il a, en outre, estimé que l’échange d’informations sur les cellules jihadistes entre les services secrets des différents pays est une condition sine qua non pour les combattre.
Il a dans ce sens affirmé que la collaboration entre les services de police de plusieurs pays fonctionne bien comme c’est le cas entre le Maroc, l’Espagne et la France. Selon lui, les services secrets de ces trois pays procèdent à des échanges d’informations lors de réunions périodiques. Il a ajouté que lorsqu’il y a eu une crise diplomatique entre Rabat et Paris il y a quelques mois, les autorités marocaines avaient décidé de suspendre leur  coopération sécuritaire avec  la France et l’Espagne a joué un rôle de médiateur pour désamorcer cette crise. « Car la poursuite des relations avec le Maroc qui est un acteur déterminant dans notre travail contre les terroristes islamistes est primordiale».
Cette collaboration efficace a d’ailleurs permis à l’Espagne de mener 36 opérations policières préventives contre les cellules jihadistes et l’arrestation de 96 suspects.
Cette déclaration du porte-parole du Syndicat indépendant de la police espagnole, précise-t-on, coïncide avec celle qui a été faite le même jour par le ministre espagnol des Affaires étrangères et de la Coopération, José Manuel Garcia Margallo, et au cours de laquelle il a mis en exergue le bon niveau de  coordination entre l'Espagne, le Maroc et la France en matière de lutte antiterroriste.
Intervenant sur la chaîne de télévision privée Antena 3, le chef de la diplomatie ibérique a rappelé que le terrorisme jihadiste dispose d'un réseau important en Europe formé de «mouvements entraînés et bien organisés. Nous ne sommes pas face à un terrorisme classique».
José Manuel Garcia Margallo a également mis l'accent sur la difficulté de prévoir toutes les actions projetées par les groupes terroristes, se disant « très préoccupé par l'expansion du groupe terroriste Daech en Libye où il contrôle 300 kilomètres du littoral du pays et où il est en contact avec d'autres groupes terroristes», dont Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), Boko Haram et les Shebab.

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