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John Kerry, le 4 dcembre.

John Kerry va tre nomm par Barack Obama pour remplacer Hillary Clinton la tte de la diplomatie amricaine. Peu surprenante depuis que l'ambassadeur l'ONU, Susan Rice, a retir sa candidature pour viter une bataille avec les rpublicains au Congrs, la nouvelle, non encore confirme officiellement, est tombe ce week-end sur les ondes de CNN.

Depuis, tout le monde Washington semble persuad que l'affaire est faite, les snateurs du Grand Old Party ayant clairement fait savoir qu'ils ne poseraient aucun obstacle la confirmation de leur vieux collgue dmocrate. Tout rcemment, le snateur John McCain, figure phare de l'establishment rpublicain en matire de politique extrieure, avait plaisant en appelant John Kerry M. le Secrtaire. Son dpart du Snat ouvrirait une nouvelle bataille snatoriale dans le Massachusetts, donnant une chance l'ancien snateur rpublicain Scott Brown, battu en novembre par la dmocrate Elizabeth Warren, de revenir.

Pour John Kerry, ancien candidat dmocrate la prsidentielle en 2004 face George W. Bush, une nomination la tte de la diplomatie amricaine reprsenterait une belle revanche du destin. Patricien lgant, francophile et francophone de 69 ans, fru de rfrences europennes, contrairement Obama, le snateur Kerry a t plong trs tt dans le bain des relations internationales. Il a pass une bonne partie de son enfance l'tranger, vivant Berlin avant d'intgrer une cole prive suisse l'ge de 11ans. Appel sous les drapeaux comme officier pendant la guerre du Vietnam, Kerry s'est fait connatre de l'opinion dans les annes 1970 en prenant la tte d'un groupe de vtrans antiguerre. C'est en 1984 qu'il a arrach son sige de snateur du Massachusetts. Ces quatre dernires annes, le snateur n'a pas mnag sa peine, sillonnant le globe au nom de l'Administration Obama. Il a jou un rle clef pour tenter d'apaiser une relation amricano-pakistanaise de plus en plus dtriore depuis le raid ayant permis l'limination d'Oussama Ben Laden.

tre persistant

L'annonce de la nomination imminente de John Kerry concide avec la prsentation, prvue ce lundi, des rsultats de l'enqute indpendante ordonne par Hillary Clinton sur l'attaque de Benghazi, qui a jet un doute sur la gestion de la scurit de ses diplomates par le dpartement d'tat. Des dossiers aussi compliqus qu'explosifs, comme l'Iran et la Syrie, et les consquences d'un retrait des troupes amricaines d'Afghanistan en 2014 attendent le futur secrtaire d'tat, qui devra aider le prsident dfinir le nouveau rle d'une Amrique en dclin relatif et occupe se reconstruire conomiquement, selon un rcent rapport du Conseil national du renseignement. En diplomatie, il faut tre persistant, confiait-il voici un an propos de la paix au Moyen-Orient. John Kerry avait t le grand promoteur de l'ouverture de l'Administration Obama envers la Syrie de Bachar el-Assad, le rencontrant maintes reprises pour tenter de faire bouger les lignes politiques dans la rgion.

Sa ligne patiente, prudente et pragmatique - prte reconnatre que le monde est souvent plus gris que blanc ou noir - semble coller de prs celle d'Obama, notait il y a un an le journaliste James Traub dans le New York Times.

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