ouS'nscrire
FERMER
CLOSE
 
Albert II appelle les Belges à être vigilants face au populisme en temps de crise

Le roi des Belges Albert II a appelé lundi à la «vigilance» face au discours populistes en Belgique et en Europe, soulignant que les leçons de la crise des années 1930 ne devaient pas être oubliées alors que «des milliers de travailleurs» ont perdu leur emploi cette année. «En ces temps perturbés que nous vivons, soyons vigilants et montrons-nous lucides face aux discours populistes», a déclaré le souverain belge dans sa traditionnelle allocution télévisée prononcée à la veille de Noël.

Ces discours populistes «s’efforcent toujours de trouver des boucs émissaires à la crise, qu’il s’agisse de l'étranger ou des habitants d’une autre partie de leur pays. Ces discours existent aujourd’hui dans de nombreux pays européens et aussi chez nous», ajoute Albert II. «La crise des années 30 et les réactions populistes de cette époque ne doivent pas être oubliées. On a vu le mal que cela fit à nos démocraties», avertit également le souverain belge, né en 1934, sans citer le nom d’aucune formation politique en particulier.

Sortie il y a tout juste un an de la plus longue crise politique de son histoire - 541 jours sans gouvernement -, la Belgique a connu en 2012 une année de relatif répit sur le plan institutionnel. Mais les élections municipales d’octobre ont vu la victoire en Flandre, la région néerlandophone du nord du pays, de la Nouvelle alliance flamande (N-VA), qui milite ouvertement pour une «république flamande». Sans être d’extrême droite comme le Vlaams Belang, en déclin depuis quelques années, la N-VA attribue une grande part des difficultés économiques du royaume à la Wallonie (sud, francophone) et à ses dirigeants socialistes.

En ouverture de son discours, le roi s’adresse en premier lieu aux «milliers de travailleurs qui ont perdu leur emploi cette année», en veillant à citer la Flandre - la fermeture annoncée de l’usine Ford de Genk - et la Wallonie, dont la sidérurgie est lourdement frappée par la crise. «Je comprends leur amertume et le désarroi de leurs familles», assure le souverain belge, qui constitue l’un des rares symboles d’une unité belge mise à mal ces dernières années.

Albert II, dont le discours a été validé par le Premier ministre Elio Di Rupo, prône en guise de remèdes l’amélioration de la compétitivité des entreprises et de la formation. Il appelle également les partenaires sociaux, très divisés, à «élaborer des propositions communes en faveur de l’emploi». Au niveau européen, Albert II défend la poursuite du «nécessaire redressement budgétaire tout en organisant une relance équilibrée».

(AFP)

Actualité au Maroc