ouS'nscrire
FERMER
CLOSE
31 Août 2007
Mise à jour le 31 Août 2007, 13:55
PDF
Imprimer
Envoyer
 

ou encore des compétitions sportives, des combats cruels qui débouchent sur de terrifiantes effusions de sang et des personnages qui sont envoyés toutes les cinq vignettes vers l'hosto… tel est l'univers magique des «mangas», auquel ne cessent d'adhérer des millions de jeunes à travers le monde.

Ainsi, à titre d'exemple, les 42 tomes de Dragon Ball se sont vendus à plus de 250 millions d'exemplaires dans le monde. Un chiffre qui dépasse largement les 24 albums du célèbre aventurier Tintin, édité à 200 millions d'exemplaires. En ce qui concerne le Maroc, celui-ci ne fait pas exception. Le phénomène «manga» a déjà commencé à faire ses disciples.

{sidebar id=1}

Tout d'abord, c'est quoi, un «manga» ? Le mot manga se traduit littéralement pas «image dérisoire». Par ailleurs, ce terme désigne chez les Japonais la bande dessinée tout court, mais dans le reste du monde, «manga» signifie bande dessinée japonaise. Ce art constitue un moyen très efficace, vue sa forme attractive et le nouveau style qu'il a mis en scène, de faire passer des messages de toutes sortes.


Ainsi, les mangas traitent de tous les thèmes possibles et imaginables : l'amour, la guerre, la vie à l'école ou au lycée, la vie des salariés… et même des thèmes à caractère didactique, comme l'histoire du Japon, ou même le code de la route, ce qui montre son caractère pédagogique, très facile à assimiler.

Ce qui distingue les mangas de la BD occidentale, c'est qu'ils sont beaucoup moins statiques que cette dernière. Le dynamisme des mangas réside dans le fait qu'ils utilisent un découpage temporel proche de celui du cinéma. Ces BD vont encore plus loin, en essayant de créer une vie intérieure pour leurs personnages. Cela se fait à travers l'utilisation de plusieurs codes graphiques, par exemple, l'étonnement est souvent traduit par la chute du personnage, l'évanouissement par des croix à la place des yeux… Il y a lieu de mentionnter que les personnages des mangas sont souvent occidentalisés.

Ainsi il n'est pas étonnant de trouver un samouraï roux, ou un yakuza aux yeux bleus… Ajoutons aussi que les mangaka (dessinateurs de mangas) ne donnent pas beaucoup d'importance au décor. Ils peuvent même faire évoluer leurs personnages sur un arrière-plan entièrement blanc. Au Maroc, beaucoup de jeunes vivent à l'heure de Tokyo. Il suffit tout simplement de faire un tour à l'école des beaux-arts ou de jeter un coup d'œil sur les forums de chat pour percevoir l'engouement des jeunes pour ce cinéma sur papier.


Ces fans utilisent un curieux langage : Mangaka, hotaku, shôjo, shonen, gagaballien… que tous les fins connaisseurs sont censés savoir. Tous les jeunes «branchés» doivent obligatoirement connaître «Dragon Ball», «Akira», «Le voyage de Chihiro», «La princesse Mononoke» ou encore «One piece»… Par ailleurs, les Marocains ont bel et bien adopté ce style, qui commence à faire un tabac chez nous.

Plus encore, des jeunes dessinateurs de BD se sont inspirés soit des thèmes soit des techniques mangas pour créer des bandes dessinées marocaines en «darija». On retrouve notamment «Antar, le mercenaire du désert» ou encore «La bande à Mostafa» totalement puisés dans l'art manga. Malheureusement, toutes ces tentatives n'ont pas fait long feu, faute de moyens. Des mangas, il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts.

En ce qui concerne les jeunes filles, elles ont un faible pour les shôjos. Des mangas pour adolescents qui mettent en scène des jeunes filles très belles dans des histoires romantiques très pimentées. Pour ce qui est des garçons, ceux-ci penchent plutôt pour le shonen, un genre très viril dont les héros sont généralement des guerriers qui mènent des
combats dans des mares de sang pour des causes très nobles, notamment : la paix, l'amitié, l'intégrité…

{sidebar id=2}

 

Source : Lematin

Actualité au Maroc