11 Décembre 2012
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Deuxième congrès de l’ADMEA : Les Marocains expulsés d’Algérie réclament justice
Encore une fois, les Marocains expulsés d’Algérie montent au créneau pour réclamer leurs droits et demander réparation des préjudices qu’ils ont subis depuis leur expulsion d’Algérie en 1975. A l’occasion de la tenue à Nador du deuxième Congrès de l’Association pour la défense des Marocains  expulsés d'Algérie, plusieurs participants venus du Maroc et d’Europe ont condamné la position irresponsable des autorités algériennes. Ils ont réitéré leur demande à ces autorités pour  la réouverture des frontières terrestres entre le Maroc et l’Algérie, fermées depuis 1994, pour permettre les regroupements familiaux.  Les interventions lors de ce deuxième Congrès de l’ADMEA ont insisté sur la question de l’indemnisation des victimes de la déportation. Il faut préciser qu’il s’agit de 45.000 familles qui ont subi cet abus à l’annonce du Maroc de la Marche Verte. A rappeler que cette déportation a été décidée par le régime de Boumediene  auquel appartenait l’actuel président Abdelaziz Bouteflika en tant que ministre des Affaires étrangères.
Le Congrès a réélu Mohamed Harwachi pour cinq ans  à la tête de l’Association pour la défense des Marocains  expulsés d'Algérie,   et lui a délégué la tâche de composer son bureau. Les intervenants ont mis l’accent sur les difficultés et les réussites de l’ADMEA à défendre la question des expulsés d’Algérie à travers le monde et dans les instances internationales. L’ADMEA a toujours exigé le dédommagement des expulsés accompagné d’excuses solennelles de la part des autorités algériennes appelées également à faire toute la lumière sur le sort des disparus et des tombes clandestines de Sabkha où seraient enterrés des Marocains.
Pour le président de l’ADMEA, Mohamed Harwach, le deuxième Congrès a été une réussite puisqu’il a pu débattre dans un esprit de démocratie et de solidarité des problèmes des expulsés d’Algérie, ce qui permettra dans l’avenir d’adopter une nouvelle stratégie dans le combat pour que justice soit faite.  Aujourd’hui et après trente-cinq ans de souffrances, les plaies sont toujours ouvertes. Les jeunes ont grandi et les grands ont vieilli mais restent attachés à une mémoire commune et à un même objectif: celui de réparer le tort dont ils ont été victimes.

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