25 Avril 2012
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Adieu Abdeljabbar Shimi …
La nouvelle est tombée hier comme un couperet. Abrupte et concise, comme seules les dépêches d’agence portant de mauvaises nouvelles le sont. En 90 mots, la MAP a annoncé l’irréparable sans prendre le moindre gant: Abdeljabbar Shimi que l’on savait malade venait de rendre l’âme à l’aube, terrassé par le même mal qui le rongeait depuis fort longtemps et contre lequel sa lutte stoïque n’aura servi à rien.
Militant au long cours, homme de lettres d’une finesse et d’une profondeur peu communes et journaliste réputé et respecté par l’ensemble de notre corporation, l’ancien rédacteur en chef d’Al Alam, rappelé à Dieu à l’âge de 74 ans, avait forgé le fameux style qui avait différencié le pionnier de la presse partisane quotidienne, des autres titres de la place.
Sa chronique «Bikatti Lyad» (Ecrit à la main) avait fait l’unanimité de ses nombreux lecteurs. Notamment des jeunes en quête d'espaces de liberté en des temps où il n’existait pas beaucoup d’exutoires pour décrire une réalité où la répression et la misère n’étaient pas absentes. Son ouverture d’esprit et sa lutte contre toutes les formes de sectarisme ont également permis au regretté  de faire du supplément culturel d’«Al Alam» le rendez-vous hebdomadaire incontournable du ban et de l’arrière-ban. En fort peu de temps, Si Abdeljabbar  est ainsi devenu l’un des pionniers les plus réputés et les plus prolixes de la presse littéraire.
«Il était pour tous les auteurs de toutes sensibilités, gauche, droite ou autres ; sa porte était grande ouverte et j'ignore

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