30 Mai 2007
Mise à jour le 30 Mai 2007, 07:48
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Le lundi 28 mai, ont commencé les festivités d’élection de la miss univers 2007, événement annuel qui regroupe, quelques 125 participantes de partout dans le monde et qui a fini par l’élection de miss JAPAN pour cette année.

Naturellement, la représentation arabe est plus que minime, deux participantes seulement, en l’occurrence, miss Egypte et miss Liban. Deux pays qui ont l’habitude d’élire leur reine de beauté en préparation à l’élection universelle.
Le Maghreb arabe absurdement absent, le monde devrait attendre quelques années encore avant de pouvoir découvrir à quoi ressemble une beauté maghrébine.
Le plus beau pays du monde qui n’est autre que le notre n’échappe pas à la règle puisque lui aussi, ne dispose pas d’organisme capable de mener un événement de taille, et élire une reine de beauté conformément aux normes internationales, la seule fois où l’on a osé le faire EN 2002, ça a voué à l’échec, vu le non intérêt médiatique, on a fini par avoir quelques candidates lyautiennes, et bien sur la gagnante en était une (Dalal el KOHEN ).
Cependant, la question est plus complexe qu’une simple élection, aujourd’hui nous ne sommes surtout plus contraints par une logique de mœurs, parce qu’on fait l’unanimité d’un pays plus ouvert que lui-même, l’absence de cet événement à l’échelle nationale, est la preuve indéniable que le Maroc ne dispose pas d’une industrie de show, et ne cherche pas à en disposer. Malgré les déclarations de Faical Laraichi, qui a avoué vouloir avoir des chaînes fraîches est relookées, nous sommes devant la grande déception de voir encore les mêmes visages, voire les mêmes voix (qui ne marchent pas forcément aussi bien à la télé qu’à la radio), la seule chose qui semble changée c’est un décor vers un autre décore ou les mêmes couleurs et le même manque de goût persistent.
Imad Ntifi non plus n’est plus au sommet de sa forme, il en a été d’ailleurs conscient en jonglant de « Fassila » à « Sahra lakoum » pour finir derrière un Piano sur le plateau d’ « ahl almaghna », décor ‘volé’ de MBC (DANDANA), nom d’émission, je suppose inspiré de la chanson de « Fulla».
Je crois qu’aujourd’hui et plus que jamais, il faut commencer à penser sérieusement à une réhabilitation totale du paysage médiatique marocain vers une ouverture concrète et convaincante marquée par des révolutions en thèmes et visages, car sinon, laissons tomber les méga projets sociaux, d’une exposition internationale, d’un tourisme doré et finissons une fois pour toute avec ce mythe de Sisyphe qui ne fait que perpétuer la déception.

Meryem Jaadane Rachdi

 

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