30 Avril 2012
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Entretien avec Neila Tazi directrice-productrice du Festival Gnaoua-musiques du monde : “La reconnaissance sociale des gnaoua, une histoire de condition humaine”
Le Festival d’Essouira célèbre depuis 15 ans la musique et la
culture des gnaoua. L’occasion de faire un tour d’horizon de la nouvelle édition et du chemin parcouru depuis 1997 avec Neila Tazi, directrice de
l’évènement.
Un mot résonne, «engagement».

Libé: Le Festival Gnaoua fête son 15ème anniversaire, qu’est-ce qui est prévu pour les amoureux de la musique ?

Neila Tazi : Cette année, on a voulu donné une couleur très africaine au festival. Il y a toujours eu trois axes : les musiques du monde, le jazz, de grands noms mais aussi l’avant-garde du jazz, et une dimension africaine. Au Maroc, nous avons tendance à oublier que nous sommes Africains, bien que les politiques culturelles y travaillent. Depuis 15 ans, nous avons voulu marquer notre appartenance à ce continent. Révéler les racines africaines de cette musique. En ouverture, il y aura une fusion entre les gnaoua et une formation qui s’appelle Djembe New Style : 12 musiciens qui représentent plusieurs pays d’Afrique. Une belle programmation en termes de sonorités, de percussions. Nous avons également une grande dame malienne, Oumou Sangaré qui jouit d’une grande reconnaissance internationale. Elle est ambassadrice des Nations unies et défend les droits des femmes à travers le monde. Au programme également, Carlou D, un artiste sénégalais recommandé par Youssou N’Dour, et que l’on va faire découvrir aux Marocains.

Un avant-goût de la programmation ?

Côté jazz, on aura Sylvain Luc. Probablement l’un des plus grands noms de la guitare en Europe. Et Querencia, groupe new-yorkais, latin-jazz qui proposera une fusion

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