19 Avril 2007
Mise à jour le 19 Avril 2007, 05:05
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Une équipe du Laboratoire de génétique moléculaire, génomique et microbiologie du CNRS, a étudié en profondeur le génome de la H. arsenicoxydans et a révélé que cette bactérie présente la capacité de mettre en oeuvre des réactions d'oxydoréduction vis-à-vis de l'arsenic, et en particulier, de le faire passer de son état le plus toxique As [III] à sa forme oxydée, beaucoup moins mobile et toxique As[V].
D'autre part, en plus de ces multiples processus biochimiques, H.arsenicoxydans présente un chimiotactisme positif, c'est-à-dire que cette bactérie est attirée et se déplace d'elle-même vers les milieux riches en arsenic.
Enfin, les scientifiques ont mis en évidence une capacité de séquestration de cet élément toxique au sein d'une matrice d'exopolysaccharides élaborée par la bactérie, ce qui rend cet élément beaucoup moins disponible et participe ainsi à la détoxication de l'environnement.
Les biotransformations microbiennes ont un impact majeur sur la contamination des écosystèmes par l'arsenic, affectant la santé publique de plusieurs dizaines de millions de personnes dans les pays développés et en développement. Ces observations démontrent l'existence d'une stratégie entièrement nouvelle permettant de coloniser efficacement des environnements riches en arsenic, qui va bien au-delà des seules réactions d'oxydoréduction.
Ces travaux sont publiés dans la revue PloS Genetics du 13 avril 2007.

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