19 Mars 2007
Mise à jour le 19 Mars 2007, 11:10
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L'équipe de M. Schelly, dont les travaux sont publiés dans la dernière édition de la revue scientifique Nature, a examiné des centaines d'enregistrements sismographiques effectués sur l'île japonais de Shikoku. La plaque des Philippines s'y enfonce à environ 35 kilomètres sous la surface terrestre.
Imperceptibles depuis la surface, les secousses à basse fréquences y sont provoquées "par le même mécanisme que celui qui génère les séismes habituels, mais avec une petite différence. Le glissement de la faille profonde survient plus lentement que lors d'un séisme ordinaire", relève un autre auteur de l'étude, Gregory Beroza, professeur de géophysique à Stanford.
Mais parce que la secousse peut durer des semaines, l'énergie dégagée peut être aussi importante que celle d'un séisme majeur et peut venir fragiliser les sections de la faille déjà soumises à des tensions extrêmes.
La plupart des sismologues estiment que ces secousses sont un bruit de fond de l'activité des plaques tectoniques, sans utilité comme outil de prévision.
Mais pour M. Beroza, "à chaque fois qu'un séisme lent se produit, il accroît les tensions qui pèsent sur la partie de la faille qui ne coulisse pas. Savoir qu'une telle secousse a eu lieu pourrait être utile pour évaluer les risques sismiques", estime le scientifique américain.
Le dernier grand tremblement de terre enregistré à Shikoku, la plus méridionale des quatre grandes îles nippones, est survenu en 1946. Le séisme, d'une magnitude de 8,1, avait tué quelque 1.330 personnes.

Le Courrier de Casablanca - Agences    

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