07 Août 2007
Mise à jour le 07 Août 2007, 06:14
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Le journal dijonnais l'a élu «le Monsieur de la course». Lorsqu'il fut approché par l'auteur de l'article lui demandant d'être interviewé, le pilote marocain lui rappela modestement : « Je n'ai pas gagné la course!».

Mais le choix n'était pas de présenter le vainqueur. Mais d'un homme qui a consacré toute sa vie au sport automobile. «Nous vous avons choisi pour la bonne et simple raison que parmi la centaine de pilotes engagés, le week-end passé en challenge Enduro Proto, Max Olivar, il faut le reconnaître, vous sortez du lot !» Le compliment n'est pas le fruit d'une quelconque complaisance, mais à 63 ans, ce pilote qui vit à Casablanca où il est né d'ailleurs est tout simplement le doyen du plateau de V à V de Dijon. «Cela fait plus de 40 ans que je pilote !» indique-t-il tout net ! Il rappelle sa première course qui remonte à 1964 à Montlhéry. Il avait alors fini 3e sur Renault Dauphine 1093. Il passera ensuite sur une Lotus Elan un ou deux ans après. Et ce, avant de partir sur des Porsche à Lausanne.
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C'est de là que l'histoire de Max Olivar le Marocain se mit en marche : il va débuter aux célèbres 24h du Mans dont il détiendra par la suite le record des participations. Cette citation au circuit de Dijon-Prenois est une reconnaissance, s'il en faut une, d'un talent à l'état pur, des efforts continuels d'un pilote que les ans n'ont pas réussi à plier pour promouvoir le sport automobile de son pays le Maroc, dont il arbore les couleurs partout où il va ! «La prestigieuse course sarthoise que Max Cohen Olivar connaît parfaitement, ajoute le «Bien public», est connu pour ce pilote hors norme.

Il y a pris part à vingt reprises- avec au passage une 21e place en 1973 sur Porsche et surtout une 12e place faisant de lui le pilote le plus ancien mais également le plus expérimenté. Le palmarès éloquent d'un pilote admiré par tous d'abord pour un talent que les longues années de courses sur des circuits d'Europe et d'ailleurs, n'ont pas altéré puis pour sa correction à, l'intérieur comme à l'extérieur des circuits.

Outre le Mans, le pilote d'«Extrême Limite» ne s'est pas contenté d'inscrire son nom dans la plus prestigieuse course d'Enduro du monde, il a également pris part au championnat du monde Proto Porsche 962/Tiga/Chevron (de 1984 à1992), mais aussi au FIA GT Porsche «Seikel», sans compter les places d'honneur réalisées ça et là entre le Maroc et la France (3e du Dijon Barthal Trophy AC Cobra en 1993, 1er du championnat du Maroc de Supertourisme R5 Turbo GT à plusieurs reprises).

Avec tous ces milliers de kilomètres parcourus, ces innombrables épreuves disputées, Max Olivar ne semble pas prêt de déposer le casque. «Je n'ai pas l'intention, confie-t-il au journal du Dijon. J'ai trouvé une équipe sympa avec des amis et une bonne convivialité.
En plus, avec mon coéquipier Philippe Roussel on s'entend bien. On a les mêmes enjeux : se faire plaisir, conduire au mieux et emmener les voitures à l'arrivée».

Concernant la Norma M20 qu'il conduit, MCO établit la comparaison avec les Sports Proto 2 litres avec lesquelles il avait inauguré à Prenois le circuit de Dijon en…1972 ! Ce dernier continue de subjuguer Max, surtout cette fameuse courbe de Pouas qui est périlleuse quand on roule très vite. Mais le détenteur du record des participations aux 24h du Mans prend-il encore des risques ? «Ce que je ne fais plus !», répond-il à l'auteur de l'article.

Ce dernier termine son papier par : «C'est Max le sage qui le dit». En tous cas, la réputation de Max Olivar a, depuis longtemps, gagné en notoriété.
Les courses, ça ne lui dit plus grand-chose. Le projet de sa vie c'est la construction d'un stade automobile.
Une enceinte grandiose à la dimension de celui qui reste le concepteur.
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Source : Lematin

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