26 Avril 2013
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Céréales : L'AFAC pour autoriser les opérateurs nationaux à intervenir sur le marché à terme
Les fabricants de ces matières doivent amortir les prix en recherchant des alternatives de substitution d'aliments comme les tourteaux secondaires, les coques de soja, le blé fourrager, les drêches et les sous-produits de céréales, selon Karim qui intervenait lors d'une conférence sur le marketing agricole, organisée dans le cadre du Salon international de l'agriculture du Maroc (SIAM) qui se déroule du 24 au 28 avril à Meknès sous le thème le commerce agricole.

Il faut également permettre l'accès à tous les ingrédients avec comme base la neutralité de la fiscalité et élaborer des mesures d'incitation à l'intégration des filières des productions animales et de l'élevage, a ajouté le conférencier dont l'intitulé de l'exposé est la variabilité des prix des matières premières et son impact sur le marché local des aliments de bétail au Maroc.

La variabilité des prix a concerné particulièrement les céréales, touchant la consommation des pays émergents, a-t-il indiqué, précisant que des flambées des prix des céréales ont eu lieu en 2007-2008 et en 2011-2012.

Ces prix ont grimpé en raison de l'aggravation du déséquilibre entre l'offre et la demande, a-t-il expliqué, notant que le prix de l'aliment vache laitière est passé de 2.591 DH/tonne en mars 2012 à 2.992 DH/t en août 2012, alors que le prix de l'aliment poulet a bondi de 3.390 DH/t à 4.138 DH/t.

Selon Karim, le maintien de l'équilibre des prix de ces matières premières au niveau mondial ne peut se réaliser qu'en évitant les distorsions par des taux variables de droits de douane et de TVA.

Il a évoqué, dans ce cadre, le problème du butoir, qui peut être l'équivalent de 2 ans pour certaines entreprises. Le butoir oblige une entreprise, soumise à des taux différents en amont et en aval, à disposer d'un crédit de TVA de façon permanente et parfois infinie.

Pour sa part, Devico Mardouché, PDG de Les conserves Meknès, a souligné l'importance de repenser les coûts de production de l'huile d'olive pour l'export, estimant qu'on peut être performant à l'export à condition de maîtriser le marché local.

Selon Mardouché, réussir l'exportation de l'huile d'olive est tributaire du développement des techniques, de l'amélioration de la qualité, de l'utilisation de techniques de marketing et en revoyant le coût de production.

Il a, à cet égard, relevé que le Maroc importe annuellement 400.000 tonnes d'huile végétale alimentaire, soit 5 milliards de dirhams, alors qu'il doit penser à l'indépendance en cette matière première fondamentale.

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