09 Juillet 2008
Mise à jour le 02 Novembre 2011, 12:34
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dans une plage rocheuse près de la piscine fermée Eden Rock. Il s’agit bien, d’après les spécialistes de l’Institut national de recherches halieutiques présents sur place, d’une baleine de la variété rorqual commun, un bien jeune individu d’après la taille sachant que pour un rorqual adulte, la longueur peut atteindre jusqu’à 27 mètres et le poids peut aller à 80 tonnes. Le rorqual peut vivre entre 60 et 80 ans. A la naissance, le petit peut avoir jusqu’à 6 mètres et demi de long et peser jusqu’à 3 tonnes. C’est une espèce menacée appelée « le deuxième géant de la planète ».

Le spécimen en question aurait été touché par l’hélice d’un navire comme l’indique une partie de la queux sciée et aussi une blessure dorsale. La mort remonterait à deux ou trois jours car le cadavre était encore intact. Il aurait été aperçu déjà par les pêcheurs à la ligne aux alentours de la mosquée Hassan II et du phare d’El Hank durant la journée du vendredi 4 juillet dérivant avant d’être entraîné par la marée vers la plage rocheuse face au quartier El Hank. Le cadavre a perdu des parties de sa peau à cause du début de putréfaction, du soleil et du fait d’avoir été égratigné par le récif au cours de sa poussée par les vagues vers le rivage.

Des foules de personnes du quartier El-Hank et Bourgogne sont venues en pèlerinage ininterrompu, avec des enfants, pour voir l’impressionnant cadavre du poisson qui dégageait déjà une odeur d’un début de putréfaction.

Le cadavre a été incinéré sur la place dans l’après-midi du samedi 5 juillet.

Ce n’est pas le premier échouage du genre sur le littoral casablancais. Un cadavre de rorqual commun avait échoué sur plage David, à Mohammedia, le 10 septembre 2006. Il avait 20 mètres de long et 36 tonnes. Il était en décomposition avancée. En novembre 2006, un autre rorqual commun de 13 mètres avait été entraîné au port de Casablanca. Après une collusion avec un navire, il était resté accroché à ce dernier qui devait entrer au port. Plus récemment, il y a moins d’un mois, il a été constaté l’échouage d’un dauphin et d’un phoque vivant.

Le rorqual est une espèce menacée après des années de chasse intensive. De moeurs grégaires, il vit en communauté de plusieurs et se trouve durant l’été dans l’Atlantique nord. Il n’existe, tout au plus, que 100 mille individus de rorquals communs environ ce qui indique que c’est une espèce menacée.

A l’Institut national de recherche halieutique on indique que « les mammifères marins présentent un réel danger de transmission infectieuses à l’homme et donc le principe de rigueur est de s’en tenir toujours à bonne distance en cas d’échouage qu’ils soient morts ou encore vivants ».

A noter que I’Institut nationale de recherche halieutique siège à Casablanca en lieu et place de l’ex-Aquarium disparu malheureusement sans être remplacé et possède plusieurs antennes à Agadir, Laayoune, Dakhla, Nador et Tanger.

L'Opinion.

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