27 Juin 2008
Mise à jour le 27 Juin 2008, 03:22
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le projet de la Corniche de Casablanca caresse les mêmes ambitions. Néanmoins, le feu vert des autorités compétentes tarde encore à être donné. Enquête.

Le site La Corniche d’Aïn Diab, autrefois fierté de la mégapole,se «clochardise» pour se mettre en porte-à-faux sur toute la ligne avec la Vision Tourisme 2010 et les stratégies d’urbanisme ? Encore qu’il faille préciser que la métropole économique continue d’évoluer sur un schéma directeur vieux de 30 ans sans qu’un nouveau plan n’ait pu encore faire le consensus entre toutes les parties prenantes.

Casa by night : les «loups» d’Aïn…Diab
Cela fait pitié de voir en cette zone réputée de «non-droit» où s’agglutinent les cabarets, bistrots et restaurants où s’entassent des ordures et détritus à longueur de journée, où s’alignent des terrains vagues et des édifices commerciaux démolis avec les ruines et le gravats en l’état depuis plusieurs années, des ruelles sombres et dangereuses à fréquenter, des villas côtoyant des taudis et des tavernes douteuses, et des énergumènes au faciès louche qui écument les lieux à longueur d’année. Le plus grave, c’est la nuit lorsque les «loups» entrent à Aïn…Diab pour y semer la violence, la débauche, les trafics en tous genres, la prostitution féminine et masculine, la drogue, la chicha…Casa by night sur La Corniche ressemble à ces pellicules des sixties comme «Le credo de la violence» ou encore «La fureur de vivre». Sans compter l’insécurité qui semble être la «seule loi» du milieu pour agresser les visiteurs et dépouiller de leurs biens les consommateurs à la sortie des boîtes de nuit quand ils ne s’y font pas déjà arnaquer. La solution passe par une revalorisation de la totalité de la zone que seul un projet structurant comme celui de l’ensemble touristique et résidentiel La Corniche est en mesure de générer.

Un projet structurant et valorisant
C’est vrai qu’une visite sur site permet de se rendre compte des bonnes volontés des autorités et élus de Casablanca d’accélérer les chantiers de mise à niveau urbaine qui se traduit, sur le site qui nous intéresse, par la rénovation et l’élargissement du Boulevard de L’Océan Atlantique (ex-Biarritz) dont le bitumage devrait être achevé dans les semaines qui viennent. Dans ce même élan, et dans la zone de proximité, un projet structurant et valorisant déclinant un ensemble résidentiel, touristique, commercial et d’animation est «prêt à l’emploi» dans l’attente du feu vert des autorités compétentes. Comment expliquer ce «silence» des instances concernées dans les tiroirs desquelles le projet La Corniche, dûment déposé par la société d’aménagement MALIBU pour un montant de 1,6 milliard de DH hors-foncier sur une superficie de 120 000 mètres carrés , couvrant un vaste territoire idéalement situé entre les deux principaux boulevards de La Corniche et de l’Océan Atlantique, en plein coeur du site le plus prestigieux et le plus fréquenté de la capitale économique du Royaume, puisse encore être en souffrance depuis plus 8 mois déjà ? Surtout que ces services en ont été formellement saisis et dans le détail des fiches descriptives, plans, et notes de présentation depuis belle lurette, à savoir la Wilaya , la mairie, l’Agence urbaine, la préfecture d’arrondissements Casa-Anfa, le CRI et la délégation régionale du Tourisme. Pourtant, il s’agit, comme le souligne Joseph Marciano de la société Malibu, d’un «projet structurant et valorisant» pour l’ensemble du quartier d’Aïn Diab dont l’impatience légitime n’a d’égale que son patriotisme économique de voir son pays, le Maroc, se hisser aux standards les plus avancés des investissements touristiques, urbains et socioéconomiques. Mais l’espoir d’un «déblocage» rapide de la situation est permis depuis que le Wali Mohamed Kabbaj, selon certaines sources, a pris directement en charge l’étude du projet. Et avec la transparence, l’expertise et la célérité que nous connaissons chez l’ancien ministre et Conseiller du Souverain, nul doute que le meilleur reste à venir. C’est d’ailleurs sur les bons offices de ce dernier que le règlement du «litige foncier» a été réglé sur la base d’un engagement sur parole pour activer les travaux d’élargissement du Boulevard de l’Océan Atlantique. En effet, par esprit de coopération et de solidarité, Joseph Marciano a accepté immédiatement d’accéder à la requête du Wali Kabbaj pour mettre à disposition une parcelle de 1500 mètres carrés au bénéfice du programme de mise à niveau urbain de Casablanca.

Où en est-on ?
Des questions demeurent, pour l’instant, sans réponse. Pourquoi le projet La Corniche d’une telle ampleur avec ses infrastructures au top de l’hôtellerie de luxe et de l’immobilier résidentiel de très haut standing tarde-t-il à recevoir le feu vert ? Surtout que la société MALIBU est disposée à s’investir également, outre les composantes programmées dans le projet, et en concertation étroite avec les autorités compétentes, dans la réfection des chaussées, trottoirs et promenades au droit de sa façade débordant de part et d’autre pour un traitement paysager extrêmement raffiné du nouveau site envisagé.



Parking géant La Corniche Un parfum d’iode pour chasser l’air malsain

Mais à quoi rime ce minuscule parking en surface de 248 places au centre du boulevard principal n’empêchant pas les dérapages du surplus d’automobilistes en quête de voie de garage qui n’hésitent pas à «squatter» illégalement les bords des chaussées de la double voie de circulation ? Pompant l’air des citoyens et viciant les…voies respiratoires des résidents et promeneurs injustement privés de la pureté de l’iode marine, patrimoine géographique et naturel de la ville. Un parking, qui plus est, sauvage, «géré» par des clandés» et «bouffant» quasiment la moitié de l’espace de circulation méritant, incontestablement, un sort plus heureux pour se hisser aux ambitions de tous les grands boulevards côtiers du monde avec leur grands espaces exclusivement aménagés et piétonniers. C’est l’offre, justement, du projet intégré dans le celui plus global de La Corniche touristique et résidentielle, et offrant de nouvelles infrastructures en mode de parking souterrain d’une capacité totale de 3000 places véhicules, dont la moitié dédiée aux résidents et commerçants et les 1500 autres places pour les visiteurs et les touristes de passage. Une solution évidente et performante pour résoudre la «crise d’engorgement» et la pollution actuelle sur la Corniche en y chassant l’air malsain pour réhabiliter les gens avec la fraîcheur de la nature et la salubrité de l’environnement. En effet, le projet parking 3000 places de la société MALIBU est en conformité avec les normes en vigueur, sans compter la prise en compte des directives de l’Union européenne relatives aux «Ronds points giratoires. D’une capacité 6 fois supérieure à l’actuel, le projet de parking sera confié à une société spécialisée dans le créneau international de référence. Ces dispositions sont de nature à contribuer à l’œuvre citoyenne décisive de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.



Consistance du projet les tours da la corniche

Toutes les composantes principales du projet La Corniche (Hôtellerie, Résidence touristique, immobilier de bureaux, City center et autres) seront réalisées et mises en exploitation avec le concours de partenaires internationaux de référence qui font autorité dans leur créneau d’excellence. Concrètement, les composantes du projet La Corniche ciblent un complexe hôtelier 5 étoiles de luxe. Deuxième composante du projet : 3 grands bâtiments en style Appartements-hôtels de catégorie supérieure équipés de salles de service annexes, de salles de réunion, de centres de remise en forme, de locaux pour les fêtes, de crèches et autres. Troisième composante du projet : un centre commercial pour accueillir les plus grandes enseignes du monde. Est également prévu un parking de 3000 places sur deux niveaux en sous-sol.
Les autres éléments complétant cet ensemble intéressent la construction d’un immeuble à usage de bureaux équipés aux standards les plus performants en logistique et NTIC, des immeubles résidentiels. Le tout sur 11 hectares disponibles pour un investissement de 1,6 milliard de DH générant 3500 emplois dont 1500 directs. Pour une durée de réalisation révisée nettement à la baisse pour se trouver réduite de moitié par rapport aux estimations initiales ramenées de 80 mois à 40 mois maximum.

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