10 Avril 2008
Mise à jour le 11 Avril 2008, 00:36
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sur les verdicts prononcés en son nom dans des affaires de presse, critiquant une justice qui "traîne l'image du pays dans la boue", dans une lettre ouverte au souverain marocain publiée vendredi.
Khalid Jamaii

"Sire, je suis triste pour vous, et nous sommes tristes pour notre pays, car une fois encore, c'est en votre nom que ces aberrations sont prononcées, que ces crimes contre la liberté d'expression et d'opinion son perpétrés", écrit notamment M. Jamaï à l'adresse du roi dans sa lettre publiée par Le soir.

La soixantaine, chroniqueur politique du Journal Hebdomadaire, Khalid Jamaï fut membre du comité exécutif du parti Istiqlal (conservateur) et ancien rédacteur en chef de L'Opinion, l'organe francophone de ce parti.

Il a rappelé d'anciens procès intentés contre des journalistes qui ont été par la suite "contraints à s'exiler", ainsi que la récente condamnation pour diffamation, le 25 mars, du directeur d'Al Massae. Rachid Ninni à une amende "qui équivaut à une condamnation à mort" de sa publication.

"Nous avons affaire à une justice qui, croyant crucifier la presse et les journalistes, en fait des héros et des victimes, tout en traînant l'image de notre pays dans la boue", affirme M. Jamaï dans sa lettre ouverte au roi.

"Chaque fois que de telles inepties sont commises, et elles le sont presque toujours en votre nom, les ennemis de votre royaume en profitent (...) et les instrumentalisent contre vous et contre votre règne", ajoute-t-il.

M. Jamaï affirme que le Front Polisario pourrait tirer profit de la situation de la liberté de la presse au Maroc. "Il aura beau jeu de dire: "est-ce là l'autonomie que vous nous proposez, qui bafoue la liberté d'expression et muselle la presse+?", argumente le journaliste.

AFP

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