27 Décembre 2007
Mise à jour le 27 Décembre 2007, 12:29
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Le mouvement indépendantiste a menacé de reprendre les armes à l'issue de son 12ème congrès, à Tifariti, en "territoire libéré", que Rabat considère comme une zone "tampon" après le cessez-le-feu en vigueur depuis 1991.
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"Le gouvernement marocain assumera pleinement les conséquences qui découleraient de l'échec du processus de négociations et notamment la reprise des hostilités militaires", a averti le Polisario dans la déclaration finale de son congrès, recommandant d'"augmenter les capacités combatives" de l'Armée populaire de libération sahraouie (ALPS).
Le ministre marocain de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri, a aussitôt qualifié d'"irresponsable" cette "menace" qui "ne changera rien au cours des choses car la communauté internationale a déjà pris position en faveur du projet marocain d'une large autonomie dans les provinces du sud du royaume" (ndrl, le Sahara occidental).
"Les Sahraouis sont prêts à une guerre de longue durée, sans limites dans le temps ou dans le nombre des batailles", a insisté le dirigeant du mouvement, reconduit dans ses fonctions, Mohamed Abdelaziz, dans un entretien à l'agence algérienne APS.
"Nous reprendrons la lutte armée une fois que nous aurons la conviction que les choses n'avanceront pas, que le Maroc ne veut pas d'une solution pacifique et que l'ONU aura échoué à faire aboutir le processus de décolonisation du Sahara occidental", a-t-il assuré.
Des négociations directes sous l'égide de l'ONU doivent reprendre du 7 au 9 janvier à Manhasset près de New York après deux premières sessions un juin et aôut.
Le Maroc a soumis aux Nations unies un projet de "large autonomie" pour le Sahara occidental, sous souveraineté marocaine, en proposant notamment la mise sur pied d'un gouvernement local, d'un parlement et d'une juridiction autonomes. Rejetant ce projet, le Polisario demande un référendum laissant aux Sahraouis le choix entre indépendance, autonomie ou rattachement au Maroc.
A deux semaines de la reprise des négociations, la menace de guerre est une "déclaration démagogique", a jugé le président du Conseil royal consultatif des affaires sahariennes (Corcas), une instance regroupant des notables sahraouis pro-marocains.
Pour Khelli Henna Ould Errachid, l'attitude du Polisario est un signe de "désespoir face à des dissensions internes". "Le Polisario n'a pas de moyens pour engager une guerre à moins que l'Algérie ait décidé de lui fournir des moyens pour attaquer le Maroc", a estimé le chef du Corcas.
L'ONU peine, depuis 1992, à organiser un référendum d'autodétermination dans l'ancienne colonie espagnole que se disputent depuis 1975 le Maroc et le Polisario, soutenu par l'Algérie.
Le congrès a stigmatisé "l'attitude de l'ONU qui, en dépit de 16 ans de présence sur le terrain, n'est pas parvenue à s'acquitter de ses obligations".
Estimant que l'Espagne, ancienne puissance coloniale, avait "une responsabilité" dans ce conflit, le Polisario a également "exhorté la France à jouer un rôle plus constructif (...) plutôt que d'encourager le Maroc dans sa politique de fuite en avant et de rébellion contre le droit international".
Source : AFP

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