26 Janvier 2015
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Les Grecs ont voté ce dimanche pour des législatives d’une importance cruciale pour eux mais aussi pour l’Europe. Syriza, parti de gauche radicale décidé à contester les règles drastiques d’austérité imposées à la Grèce depuis la crise, l’emporte largement sur Nouvelle Démocratie, du Premier ministre conservateur Antonis Samaras. Le parti d'Alexis Tsipras a cependant manqué de peu la majorité absolue, en obtenant 149 sièges sur 300, passant à deux sièges de la majorité absolue.

Comprendre les enjeux des législatives

» Comment marche le scrutin ?

» Quand doivent tomber les résultats ?

» Syriza peut-il emporter la majorité absolue ?

» Que promet Syriza ?

» Comment peut réagir la troïka ?

» Et Aube dorée là-dedans ?

Suivez le direct 

1 heure. Avec maintenant 90% des bulletins dépouillés, Syriza est toujours crédité de 149 sièges, soit deux de moins que ce qu'il lui faudrait pour atteindre la majorité absolue.

23 heures. En Espagne, le parti antilibéral Podemos salue la victoire de Syriza, tout en distinguant les deux situations.

22h20. Alexis Tsipras d'adresse à la foule massée à Athènes. «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité. Nous disons que la troïka appartient au passé. (...) Nous devons maintenant construire ensemble notre pays sur de nouvelles bases. Il n'y a ni vainqueurs ni vaincus. C'est la Grèce digne, la Grèce juste, la Grèce qui travaille, la grèce de la connaissance qui a gagné.»

22h15. On attend toujours le discours d'Alexis Tsipras. 

22 heures. Syriza est crédité de 148 à 150 sièges, après dépouillement d'environ la moitié des bulletins. Nouvelle démocratie suit, puis Aube dorée, qui se maintient malgré le procès qui attend des dizaines de ses membres.

Le nouveau Parlement grec (selon estimations à 22h)

21h40.Le Premier ministre sortant Antonis Samaras reconnaît sa défaite. Il a appelé Alexis Tsipras pour le féliciter. «Je laisse un pays sans déficits, membre de l'euro et de l'Union européenne. J'espère que le prochain gouvernement restera sur ce chemin», dit-il dans son discours. «J'ai la conscience tranquille.»


Le nouveau Parlement grec (selon estimations à 22h)

Antonis Samaras dimanche soir. (Photo Panayiotis Tzamaros. Reuters)

21h30. Le Pasok, la grande formation socialiste aujourd'hui en totale déroute électorale avec environ 5% des voix, fécilite Syriza.

21h20. 40% des bulletins sont maintenant dépouillés. Ce qui donne 148 sièges et 35,8% pour Syriza, selon les projections du ministère de l'Intérieur

21 heures. A Athènes, Alexis Tsipras s’apprête à tenir un discours devant l'Université. La foule est massée pour l'attendre.

20h50. Le ministère de l’Intérieur communique ses premiers résultats. Sur 30% des bulletins dépouillés, Syriza est à 35,5%, Nouvelle démocratie à 28,8%. L’écart se resserre donc. Aube dorée arriverait 3e, devant Potami.

20h30. Syriza pourrait obtenir 150 sièges, soit un de moins de ce qu’il lui faut pour remporter la majorité. Le résultat précis pourrait ne tomber que tard dans la nuit.

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité»  

19h40. «L’élection grecque ouvre enfin une brèche dans le glacis libéral. […] Nous devons aider la Grèce, mais nous devons aussi l’inviter à ne pas tomber dans le piège traditionnel de la gauche», appelle Cécile Duflot. Lire la suite de sa tribune.

19h30. Les sondages sortie des urnes continuent à donner dix points d’avance à Syriza.

19h20. «Cette victoire historique envoie un message qui concerne non seulement les Grecs, mais tous les peuples européens», déclare le porte-parole de Syriza, Panos Skourletis, sur la chaîne grecque Mega. «C’est un grand soulagement pour les Européens. La seule question en suspens, c’est l’ampleur de la victoire.»

19h10. Benoît Hamon se met à tweeter en grec:

«Nous remercions le vote du peuple grec qui vous inspire dans toute l’Europe.»

18h55. Jean Quatremer, notre correspondant à Bruxelles et auteur d’un récent livre sur la Grèce, appelle à la prudence. A lire demain dans Libé, son analyse.

18h50. Des partisans de Syriza à Thessalonique:

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité»(Photo Alexandros Avramidis / Reuters)

18h40. «L’espoir à gagné !» , tweete le compte de Syriza:

18h15. Si les sondages sortie des urnes sont confirmés par les résultats, Syriza remporterait entre 148 et 154 sièges au Parlement, sachant qu’il lui en faut 151 pour obtenir la majorité absolue. Encore une fois, ce ne sont pas des résultats définitifs. Les premières estimations officielles devraient tomber d’ici deux heures. L’autre inconnue porte sur la 3e place : Aube dorée ou le nouveau parti de centre-gauche Potami ? Tous deux sont crédités de 6% à 8%, soit entre 16 et 20 sièges.

18h10. Au QG de Syriza à Athènes, à l’annonce des premiers sondages sortie des urnes.

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité»(Photo Marko Djurica. Reuters)

18h05. Pour Mélenchon, c’est déjà gagné.

A venir sur Libération.fr, un texte de Cécile Duflot en réaction à Jean-Luc Mélenchon au sujet de la Grèce.

18 heures. Les bureaux ferment en Grèce. Les premiers sondages sortie des urnes commencent à tomber, donnant une large victoire à Syriza : entre 35,5% et 39,5% des voix, contre 23% à 27% pour Nouvelle Démocratie. Prudence, ce ne sont pas des résultats officiels. Si le score se confirme dans la soirée, Syriza peut espérer la majorité absolue.

17h45. A un quart d’heure des premières estimations, l’excitation monte au QG de Syriza à Athènes.

17 heures. Dans le centre de la capitale, les Grecs se rassemblent pour suivre ensemble les résultats, rapporte notre envoyée spéciale sur place, Maria Malagardis.

13 heures. A La Canée, en Crète, Stavros Theodorakis a voté. il est le fondateur du jeune parti To Potami (la Rivière), qui avait réuni 6,6% des votes aux Européennes de mai, envoyant deux députés (sur 21) au Parlement européen. La Rivière, plutôt au centre-gauche, très pro-européen, pourrait servir de force d’appoint à une coalition, qu’elle soit menée par Syriza ou par Nouvelle Démocratie.

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité» Stavros Theodorakis, à droite. (Photo Giorgos Papanikolaou. Reuters.)

11 heures. Le Premier ministre Antonis Samaras, du parti conservateur Nouvelle démocratie, a lui voté à Pylos, dans le Péloponnèse. «Aujourd’hui, nous décidons si nous avançons ou si nous nous lançons dans l’inconnu», a-t-il dit. Devancé dans les sondages par Syriza, Nouvelle démocratie joue la carte du chaos et de la désunion nationale si Syriza l’emporte. Samaras paye aujourd’hui l’impopularité de sa politique de rigueur et plusieurs faux pas politiques, comme d’avoir tendu la main aux néonazis d’Aube dorée.

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité» (Photo Nikitas Kotsiaris. Reuters)

 

10 heures. Alexis Tsipras vote à Athènes, dans son quartier de Kypseli. «L’avenir commun de l’Europe n’est pas celui de l’austérité», déclare-t-il après avoir déposé son bulletin. «Aujourd’hui, nous décidons si demain la troïka reviendra en Grèce […] ou si notre pays se lancera dans une négociation difficile pour le retour de la dignité et de la cohésion sociale.»  Lire son portrait dans Libé.

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité» (Photo Alkis Konstantinidis. Reuters)

 

Direct - Alexis Tsipras: «Aujourd'hui, nous avons mis fin à l'austérité»

Les enjeux des législatives

Comment marche le scrutin ?

C’est un scrutin à un tour. Les Grecs élisent 300 députés à la proportionnelle dite renforcée : 238 le seront dans la cinquantaine de circonscriptions du pays, et douze, généralement des personnalités, le seront à partir de «listes d’Etat», ce qui les dispense de faire campagne. Le parti arrivé premier dispose d’un bonus de 50 sièges, à choisir parmi les suivants de liste.

Quand doivent tomber les résultats ?

Les bureaux de vote ferment à 18 heures heure française (19 heures en Grèce). On aura alors rapidement une première image globale des résultats. Les premières projections officielles devraient être disponibles vers 20h30, heure française. Les résultats seront affinés au cours de la soirée. Tout dépendra de l’écart entre Syriza et les autres partis.

Syriza peut-il emporter la majorité absolue ?

C’est tout l’enjeu pour le parti d’Alexis Tsipras. Il lui faudrait à la fois 36% des suffrages (ce qui est jouable mais pas garanti au vu des sondages) et que 12% des électeurs votent pour des partis qui n’entreront pas au parlement car ils auront récolté moins de 3% chacun. Si Syriza obtient la majorité absolue, Alexis Tsipras deviendrait automatiquement Premier ministre. Dans le cas contraire, s’ouvre une période de négociations avec les autres partis. En cas d’échec des trois partis arrivés en tête à former un gouvernement, les Grecs devront retourner aux urnes en mars.

Que promet Syriza ?

En finir avec l’austérité qui asphyxie les Grecs. Le parti s’est engagé à porter le salaire minimum de 580 à 751 euros, à remonter le seuil d’imposition à 12 000 euros annuels, à rétablir le 13e mois de retraite pour les retraites inférieures à 700 euros, à offrir l’électricité et des coupons d’approvisionnement à 300 000 ménages au moins, à protéger les habitations principales des saisies, à assurer l’accès gratuit aux soins, à supprimer la taxe sur le fuel domestique, ou encore à augmenter le nombre de bénéficiaires de l’assurance chômage. L’ensemble du programme, au-delà du seul plan «d’urgence», est évalué à 12 milliards d’euros que Syriza compte trouver en réduisant le remboursement de la dette, en luttant contre la fraude fiscale et la contrebande, et en réaffectant des fonds européens.

La Grèce peut-elle sortir de l’euro ?

Pour Syriza, il n’en est pas question.

Comment peut réagir la troïka ?

La réduction d’une partie de la colossale dette grecque, un éventuel dérapage des finances publiques et la remise en cause de certaines lois imposées par la troïka (UE-BCE-FMI), comme l’assouplissement du marché du travail, pourraient constituer des casus belli entre Athènes et ses créanciers. Pour le moment, Bruxelles joue la tempérance.

Et Aube dorée là-dedans ?

Malgré le procès qui attend des dizaines de ses membres, pour «appartenance à une organisation criminelle», et l’incarcération de sept de ses 16 députés, dont les chefs du parti, le parti violemment anti-immigration pourrait rester la troisième formation politique du pays.

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