23 Décembre 2012
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Une candidature républicaine controversée au Pentagone

Le prsident Obama est parti Hawa pour des vacances familiales de Nol bien mrites, mais il a emport dans ses bagages moult soucis politiques qui pourraient obscurcir et courter son repos. Outre les ngociations sur le prcipice budgtaire, le chef de l'tat amricain a d diffrer la prsentation de sa nouvelle quipe de scurit nationale. Vendredi, Barack Obama a bien confirm la nomination du snateur dmocrate John Kerry en remplacement de Hillary Clinton comme secrtaire d'tat - une mission pour laquelle John s'est prpar toute sa vie, a-t-il not. Mais il a d reporter le choix de son secrtaire la Dfense aprs la violente controverse qui a clat autour de Chuck Hagel, ancien snateur rpublicain du Nebraska pressenti par la Maison-Blanche pour diriger le Pentagone.

Obama semble penser qu'il serait habile de nommer la tte du ministre de la Dfense un rpublicain ouvert aux compromis bipartisans, sur le modle de ce qu'il avait dj fait avec Robert Gates pendant son premier mandat. Avoir un rpublicain dans sa manche pour arracher des compromis sur la colline du Capitole concernant une ventuelle rduction du budget militaire ou une nouvelle avance sur la rduction des armes nuclaires stratgiques serait un atout dont le prsident connat la valeur, vu le gouffre qui spare les deux ailes du Congrs. Mais une avalanche de critiques venant pour l'essentiel du lobby pro-isralien de l'Aipac s'est abattue sur l'ancien snateur rpublicain, dans le but de tuer sa candidature. Certaines dclarations passes de Hagel, suggrant que le lobby juif amricain a tendance intimider les lus Washington, ont t ressorties du placard pour l'accuser d'tre un adversaire des intrts d'Isral, voire un antismite. Des accusations fausses, a comment l'expert du Moyen-Orient Aaron David Miller, qui avait men l'entretien incrimin avec le snateur. Hagel croit une relation spciale avec Isral, pas une relation exclusive, a-t-il not.

Les adversaires de Hagel soulignent sa volont de couper dans les dpenses du Pentagone et son peu d'enthousiasme pour une solution militaire au problme iranien. Ses positions sur les dpenses militaires et sur l'Iran se situent loin sur la gauche de celles poursuivies par Obama pendant son premier mandat et le placent aux franges extrmes du Snat, a carrment assn le Washington Post, se joignant au chœur des critiques. Casse-tte additionnel, Chuck Hagel a t pris partie par les organisations gays, qui ont ressorti du placard de vieilles dclarations juges inacceptables. En 1998, Hagel avait dclar qu'il n'tait pas favorable la candidature de James Hormel comme ambassadeur parce que ce dernier tait ouvertement et agressivement homosexuel. Ces derniers jours, il s'est fendu de plates excuses, assurant la communaut gay et lesbienne de son intention de mettre en œuvre la libert d'afficher son orientation sexuelle dans l'arme. Les organisations gays et lesbiennes ont dclar tre satisfaites. Mais il n'est pas sr que le lobby pro-Isral soit aussi accommodant.

Un rpublicain de la vieille cole

Les partisans de Hagel parlent de cet ancien combattant du Vietnam comme d'un raliste rpublicain de la vieille cole, capable de tenir tte aux gnraux, espce en voie d'extinction prise en tau entre les noconservateurs et les faucons libraux dmocrates, deux forces qui ont dfini le consensus ultra-interventionniste de la politique trangre amricaine depuis quinze ans.

Ils soulignent quel point il est nocif pour les intrts d'Isral de s'interdire tout droit de critiquer la politique de Ntanyahou. Mais ils semblent peiner teindre l'incendie… Je respecte Chuck Hagel, mais son approche de l'Iran pose des questions, a dit ce dimanche sur CNN le snateur sortant Joe Lieberman, un pilier du Comit des forces armes. Il prvoit un processus de confirmation trs dur si Obama persiste dans son choix.

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