Rascom-1 : Le 1er satellite de télécommunication panafricain sur orbite
CourrierCasablanca.com | 03-12-2007
L’afrique réduit la fracture numérique avec le lancement, le 18
décembre prochain du premier satellite panafricain de
télécommunication.
En
assurant la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la
diffusion audiovisuelle et de multiples autres applications telles que
la télémédecine et l’enseignement à distance, Rascom-1 va littéralement
révolutionner les télécommunications en Afrique. Les zones rurales
oubliées des investissements dans les télécommunications en raison des
coûts du filaire et de la fibre optique, vont tirer le plus grand
profit du satellite. Les villages vont pouvoir se connecter au
téléphone, accéder aux autoroutes de l’information et réduire
considérablement la fracture numérique qui les séparait des villes.
L’accès à la radio et à la télévision sera également élargi. D’un autre
côté, Rascom-1 va renforcer l’inter connectivité des pays du continent,
en particulier entre les 45 pays membres de l’Organisation commerciale
intergouvernementale de communication par satellite (RASCOM). L’Afrique
va surtout améliorer considérablement sa connectivité avec les autres
continents. La valeur ajoutée du consommateur attendue, pendant les 15
ans de vie du satellite, est de plus de 1,2 milliard de dollars. Par
les économies d’échelle, le satellite contribuera nettement à la
réduction des coûts des services de télécommunication.
Public privé Au-delà du défi
technologique et du gain économique, le système de télécommunication
satellitaire Rascom-1 marque concrètement la volonté et la capacité des
pays africains à mener à bien l’intégration régionale et des
partenariats publics privés. Outre les gouvernements des pays membres,
les opérations privés et publics de télécommunication, sont parties
prenantes dans le projet. C’est pourquoi, du reste, les institutions
financières régionales ont fortement appuyé le projet. La Banque
africaine de développement (BAD) a notamment accordé un prêt privilégié
d’un montant de 50 millions de dollars américains. Pour sa part, la
Banque ouest africaine de développement (BOAD) a apporté quelque 27
millions de dollars. Ce qui lui donne une place d’actionnaire non
signataire.
Le satellite Rascom-1 a été construit par la société française Thalès
Alenia Space qui a signé un contrat de service et de solution avec
Arianespace pour le lancement à partir du port spatial de l’Europe à
Kourou, en Guyane. La mise en œuvre et l’exploitation du système sont
assurées par RascomStar – QAF, une société privée enregistrée à Port
Louis, à Maurice, en vertu d’un contrat de partenariat stratégique avec
RASCOM.