Maroc Telecom : la plus grande arnaque de l’histoire du Maroc ...
CourrierCasablanca.com | 19-03-2009
Pour une fois que ça n'est pas nous ( les clients ) qui se font avoir ,
par les tarifs exorbitant pratiqués notamment ( Les débit ailleurs se
monnaient en Gigas, on n'en est toujours au Kilooctets ) ,
L'opérateur
Historique viens d'être victime d'une gigantesque arnaque ...
Malheureusement démasqué. Voici les détails de cet événement relayé par
L'économiste d'aujourd'hui :
· Des stations pirates montées par 8 sociétés fictives
· Un manque à gagner estimé à plus de 30 millions de DH
JOLI
coup de filet à Casablanca! Un trafic d’appels téléphoniques vient
d’être mis à jour à Casablanca. Huit sociétés sont poursuivies pour
«escroquerie, faux et usage de faux, détournement d’appels
internationaux et piquages anormaux sur des câbles coupés». Celles-ci
ont été entendues lors d’une audience, lundi 16 mars. Les 8 entreprises
sont accusées d’avoir monté des «stations pirates, détourné et
transféré clandestinement des appels internationaux».
D’autant plus
qu’elles n’ont jamais été inscrites au Registre central du commerce
mais ont toutes souscrit, en juin dernier, 37 abonnements fixes et 3
abonnements internet. Des lignes qui ont subi des modifications non
réglementaires (transfert local de lignes notamment). Ce qui a permis
de détourner des appels entrant de l’international en faveur des
sociétés en question, au lieu de Maroc Telecom, principale victime de
ce trafic. Un trafic ingénieux qui se passe sous le nez du particulier.
Mais, une chose est sûre, ce dernier n’est pas lésé financièrement. La
formule est juteuse. Car, les fraudeurs ne versent à Maroc Telecom que
le coût d’une communication nationale et récupèrent en devises les
tarifs internationaux d’interconnexion. Le manque à gagner pour
l’opérateur historique s’élève à plus de 30 millions de DH.
Selon
les premiers éléments de l’enquête menée par la Direction du contrôle
général de Maroc Telecom et de la police judiciaire, «les fraudeurs ont
mis en place une plate-forme qui permet la récupération d’appels
internationaux (arrivées) via la voie IP pour les transformer ensuite
par des équipements Guet Way en un protocole téléphonique». Une fois la
station pirate opérationnelle, les fraudeurs ont pu écouler des appels
générés à partir d’abonnements fixes. Ce qui explique que le
destinataire de l’appel reçoit sur son terminal (poste fixe ou mobile)
le numéro de l’une des 8 sociétés incriminées et non celui de
l’appelant réel basé à l’étranger. L’idée du trafic serait l’œuvre d’un
ressortissant libyen qui a aussi financé ce réseau de bandits
high-tech. Le Libyen se chargeait également du recouvrement des tarifs
d’interconnexion. A l’heure où nous mettions sous presse, un avis de
recherche international a été envoyé à Interpol car ce dernier a quitté
le Maroc.
Selon les conclusions d’un rapport de la direction du
contrôle général d’IAM, dont L’Economiste détient copie, «le réseau
démantelé s’est érigé en opérateur télécoms disposant d’une licence de
trafic international». Selon le rapport, la plate-forme technique de ce
réseau frauduleux correspond à ce qui est dénommé dans le jargon
télécoms «Swatch international d’un opérateur qui est connecté au
réseau téléphonique d’IAM via des RTC».
Complicités…
APRÈS
enquête, des complices ont été trouvés au sein d’agences et du
personnel d’IAM. Parmi eux, un technicien spécialisé dans la connexion
téléphonique, un agent commercial, un agent relevant du centre d’appels
IAM basé à El Oulfa et un comptable. Le concierge d’une résidence au
Quartier Racine servant de QG des sociétés fictives a également été
interpellé. L’arrestation de la bande organisée est intervenue suite à
une plainte enregistrée par la police judiciaire de Casa-Anfa. En
effet, Maroc Telecom a saisi la police après constatation «d’importants
volumes de débits sur un centre de télécommunications précis».