ouS'nscrire
FERMER
CLOSE
 
Les instituts de recherche agronomique de France et du Maghreb cherchent à mutualiser leurs actions
Une action motivée, estiment-ils, par un contexte difficile où la recherche agronomique est fortement sollicitée pour accompagner les changements agressifs en cours et proposer des solutions innovantes qui touchent aux systèmes de production, aux territoires et aux filières.

C’est aussi, selon eux, une obligation devant le constat de l’insuffisance de l’action nationale face à des problèmes de plus en plus globaux, qui nécessitent la mobilisation de différentes disciplines scientifiques dans des approches intégrées qui renouvellent les pratiques de recherche.

Pour Mohamed Badraoui, directeur de l’institut national de la recherche agronomique au Maroc, le besoin est de plus en plus pressant pour un partenariat stratégique sur des axes bien prioritaires et de nouveaux programmes de recherche communs et connectés dans l’espace euro-méditerranéen.

L’action peut être orientée vers des champs où la recherche agronomique a une bonne marge de progrès, notamment en matière d’anticipation stratégique, de productions innovantes, d’amélioration de la compétitivité agricole et de développement des alternatives de valorisation et de diversification des cultures, a-t-il relevé lors de cette rencontre placée sous le thème "Adaptation de l’agriculture méditerranéenne aux changements globaux: Quelles priorités de recherche et quelles perspectives de partenariat entre pays?".

Le travail des instituts de recherche ne doit pas perdre de vue des objectifs d’accompagnement d’une demande accrue et diversifiée en technologies destinées à favoriser une production alimentaire accrue et de qualité, a encore dit le responsable.

Elies Hamza, directeur général de l’institut national d’agronomie de Tunisie, considère, lui, qu’il faut en premier structurer, consolider et positionner le partenariat entre instituts de recherche agronomique dans un cadre régional.

Des actions ciblées peuvent être alors lancées dans le sens de la mutualisation des moyens, le partage des taches, le lancement de formations en licence-master-doctorat inscrites dans la durée, l’identification de thématiques d’intérêt commun et la mise en place de formations communes, a-t-il ajouté.

Chez le voisin algérien, Fouad Chehat, directeur général de l’institut national de la recherche agronomique en Algérie (INRAA), le travail entamé ces dernières années porte principalement sur le développement de stratégies de concertation, de coopération et de mutualisation des moyens entre les partenaires nationaux en premier ressort.

Tout en cherchant à s’ouvrir sur l’international, l’INRAA est sur le point de lancer de nouvelles unités mixtes de recherches agronomique avec des universités de tout le pays, a-t-il fait savoir.

Du côté de l’Hexagone, François Houllier, PDG de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et Michel Eddi, président du centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) ont choisi de présenter une intervention commune pour insister sur l’intérêt de la coordination des organismes de recherche aussi bien nationales qu’internationales.

Ils ont appelé à favoriser la complémentarité entre les instituts de recherche de chaque pays, citant, à cet effet, l’exemple du consortium français pour la recherche et la formation supérieure en agriculture, alimentation, santé animale et environnement (AGREEINUM). Un groupement qui englobe l’INRA, le CIRAD et six grandes écoles et universités dans les domaines agronomiques et vétérinaires.

Durant toute la journée de jeudi, des rencontres et échanges professionnels ont lieu entre acteurs agricoles français et marocains. Une soixantaine d’entreprises françaises représentant tous les secteurs agricoles et agroalimentaires sont présentes à cette 8ème édition du SIAM.

Lire la suite (Source) >>

Actualité au Maroc