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02 Octobre 2007
Mise à jour le 02 Octobre 2007, 08:34
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A fin août dernier, elle s'est chiffrée à 16,4 milliards de dirhams contre 17,27 milliards une année auparavant, soit une baisse en valeur de 5%, pour un volume en hausse de 2,5%. Le tonnage importé étant passé de 4,1 millions de tonnes à environ 4,2 millions entre janvier-août 2006 et janvier-août 2007.
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Seulement, la baisse de la facture pétrolière s'explique par l'allègement des cours du pétrole brut sur le marché international durant cette période. Le prix moyen de la tonne importée a atteint, à fin août dernier, 3.899 dirhams contre 4.206 dirhams une année auparavant (-7,3%).
Une donne qui a, d'ailleurs, changé durant le mois de septembre où le prix du pétrole est monté en flèche pour être traité au-dessus de 80 dollars.

Quant au billet vert, il s'enfonce chaque jour un peu plus, suite notamment aux mauvais indicateurs économiques et sociaux américains, le poussant ainsi à osciller autour de ses plus bas niveaux historiques face à l'euro (1,4232 dollar pour 1 euro).
Pour rappel, le dollar américain s'est replié dès la mi-juin avec le retour des craintes d'une crise sur le marché immobilier et sa propagation au secteur financier, compte tenu des difficultés financières des ‘'Hedge funds'' ayant investi dans ce secteur.

Les céréales ne sont d'ailleurs pas en reste. La balance commerciale serait plus soulagée au cas où la tendance baissière du dollar se maintiendrait. Les USA étant le deuxième fournisseur du Maroc avec 410.900 tonnes pour une valeur de 906,4 millions de dirhams. Néanmoins, les USA arrivent juste derrière la France qui a assuré le mois d'août 747,7 millions de tonnes pour une valeur de 1,55 milliard de dirhams.

Le prix moyen de la tonne importée de blé a atteint un nouveau record s'établissant à 2.150DH/t contre 1.590DH/t à fin août 2006, soit +35,2%. A ce niveau, les importations sont sanctionnées par le renchérissement de l'euro. Ce qui n'est pas le cas pour les exportations plus que jamais favorisées. Aux exportateurs donc de se positionner sur l'Europe. Par ailleurs, les craintes inflationnistes ne sont pas éloignées. Les prévisions, quant au maintien de la trajectoire de l'inflation autour de 2%, sont entourées de risques qui feront l'objet d'un suivi continu par les autorités monétaires.

Ces risques, plutôt orientés à la hausse, sont liés, notamment, à l'évolution du cours du pétrole et à l'impact sur les prix des produits alimentaires, des tensions que connaissent les cours mondiaux des matières premières agricoles.

Au plan interne, la masse monétaire, tirée par la forte expansion du crédit, continue de progresser à un rythme accéléré qui serait de nature à affecter la tendance future des prix. Dans ce sillage, les interventions de Bank Al-Maghrib (BAM) ont permis de maintenir le taux d'intérêt sur le marché interbancaire à un niveau proche du taux directeur et conforme à l'objectif de la stabilité des prix.
S'agissant de son dispositif d'intervention, il est maintenu inchangé.
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Source : Lematin

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