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Expert : L'économie en croissance du Maroc permet l'installation d'une finance islamique
S'exprimant lors d'une rencontre sur "Sukuks, nouveau gisement de financement pour le Maroc", M. Patel a expliqué que ce workshop ambitionne de vulgariser la finance islamique et les obligations islamiques, dites sukuks soulignant que ces derniers pourraient trouver leur place dans le marché marocain, en tant que nouvelle alternative de financement.

Les sukuks, a-t-il dit, est un instrument protéiforme à différentes saveurs et consistances qui donnent lieu à des coupons (rémunérations) liés à la performance d'un actif sous-jacent et non à des intérêts fixés d'avance comme c'est le cas pour les obligations conventionnelles.

Les sukuks, a-t-il dit, se présentent comme un instrument de rendement (fixed income), liés à l'économie réelle et exigent que tous les financements soient acheminés directement à des fins productives, par opposition à des activités purement spéculatives.

M. Patel n'a pas manqué d'expliquer que la source de valeur vient de l'exploitation bien, de la vente ou du loyer d'un bien, sans oublier de mettre en avant les risques liés aux sukuks, à savoir le risque de marché (taux, devises), le risque de crédit, de liquidité, de sous-jacent/contre partie ou encore le risque opérationnel.

Après avoir expliqué que les sukuks sont identifiés dans le même arsenal juridique que la titrisation, la directrice générale de Maghreb Titrisation (filiale de la CDG), Houda Chafil, a indiqué que son département et le ministère de l'Economie et des Finances travaillent ensemble sur la loi 33-06 sur la titrisation des créances introduisant les sukuks.

Et de présenter les différentes formes de sukuks citant notamment les sukuks "Ijara", une forme très prisée par les investisseurs qui se prêtent plus au financement de projets touristiques et de certains projets d'infrastructures, les sukuks "Al Istisnaa", un fonds qui émet les sukuks pour financer de lourds projets industriels, manufacturiers ou immobiliers, les sukuks "Salam" ou encore "Al Wakala".

Cette rencontre a été initiée en partenariat notamment avec l'Association Marocaine pour les professionnels de la finance participative(AMFP), la Bourse de Casablanca et Thomson Reuters.

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