ouS'nscrire
FERMER
CLOSE
 
Des milliers de personnes inaugurent le Festival des musiques sacrées : La poésie une parole libératrice perçue différemment selon les cultures
Belle entrée en la matière pour le Forum de Fès, qui a offert, samedi matin au musée Batha, une sublime agora sur la fonction de la poésie et sa conception chez les différentes civilisations et cultures, depuis la nuit des temps.
 Source d'émerveillement pour les uns. Moyen de préservation de la mémoire pour les autres. Alibi de bousculement des conformismes, aussi. Autour du thème "Poésie et cité", une brochette de chercheurs, réunis par le Festival des musiques sacrées du monde, se sont essayés à s'aventurer sur le terrain miné de la définition de la mission de l'expression poétique. Un exercice ardu au regard des spécificités culturelles, sociétales, voire communautaires.
 Aux yeux des Occidentaux exaspérés par le malaise des sociétés industrialisées, la parole du poète est représentée comme un salut pour les personnes en quête d'émerveillement et de beauté. Dans l'hémisphère Sud, la poésie est pensée différemment : les poèmes sont des "textes d'exaltation qui nous renvoient à nos origines : la générosité, le culte de la beauté, un hymne à la vie", a dit la sociolinguiste nigérienne, Salamatou Sow.
Une vision que ne partage forcément pas l'essayiste français Frédéric Ferney. "L'art n'est pas au service de la morale. Il est la morale ou rien. Il transforme notre regard", estime Ferney, qui s'est demandé comment des films violents, comme "Orange mécanique" et "Apocalypse now" peuvent receler de la beauté, "là où l'on ne s'attend pas". Le poète utilise un langage qui est le contraire même du politique. "Alors que la poésie

Lire la suite (Source) >>

Actualité au Maroc