A l’instar des plus beaux boulevards côtiers du monde, La Croisette de Cannes, South Beach de Miami ou les grandes artères de Rio de Janeiro,
le projet de la Corniche de Casablanca caresse les mêmes ambitions.
Néanmoins, le feu vert des autorités compétentes tarde encore à être
donné. Enquête.
Le site La Corniche
d’Aïn Diab, autrefois fierté de la mégapole,se «clochardise» pour se
mettre en porte-à-faux sur toute la ligne avec la Vision Tourisme 2010
et les stratégies d’urbanisme ? Encore qu’il faille préciser que la
métropole économique continue d’évoluer sur un schéma directeur vieux
de 30 ans sans qu’un nouveau plan n’ait pu encore faire le consensus
entre toutes les parties prenantes.
Casa by night : les «loups» d’Aïn…Diab
Cela fait pitié de voir en cette zone réputée de «non-droit» où
s’agglutinent les cabarets, bistrots et restaurants où s’entassent des
ordures et détritus à longueur de journée, où s’alignent des terrains
vagues et des édifices commerciaux démolis avec les ruines et le
gravats en l’état depuis plusieurs années, des ruelles sombres et
dangereuses à fréquenter, des villas côtoyant des taudis et des
tavernes douteuses, et des énergumènes au faciès louche qui écument les
lieux à longueur d’année. Le plus grave, c’est la nuit lorsque les
«loups» entrent à Aïn…Diab pour y semer la violence, la débauche, les
trafics en tous genres, la prostitution féminine et masculine, la
drogue, la chicha…Casa by night sur La Corniche ressemble à ces
pellicules des sixties comme «Le credo de la violence» ou encore «La
fureur de vivre». Sans compter l’insécurité qui semble être la «seule
loi» du milieu pour agresser les visiteurs et dépouiller de leurs biens
les consommateurs à la sortie des boîtes de nuit quand ils ne s’y font
pas déjà arnaquer. La solution passe par une revalorisation de la
totalité de la zone que seul un projet structurant comme celui de
l’ensemble touristique et résidentiel La Corniche est en mesure de
générer.
Un projet structurant et valorisant
C’est vrai qu’une visite sur site permet de se rendre compte des
bonnes volontés des autorités et élus de Casablanca d’accélérer les
chantiers de mise à niveau urbaine qui se traduit, sur le site qui nous
intéresse, par la rénovation et l’élargissement du Boulevard de L’Océan
Atlantique (ex-Biarritz) dont le bitumage devrait être achevé dans les
semaines qui viennent. Dans ce même élan, et dans la zone de proximité,
un projet structurant et valorisant déclinant un ensemble résidentiel,
touristique, commercial et d’animation est «prêt à l’emploi» dans
l’attente du feu vert des autorités compétentes. Comment expliquer ce
«silence» des instances concernées dans les tiroirs desquelles le
projet La Corniche, dûment déposé par la société d’aménagement MALIBU
pour un montant de 1,6 milliard de DH hors-foncier sur une superficie
de 120 000 mètres carrés , couvrant un vaste territoire idéalement
situé entre les deux principaux boulevards de La Corniche et de l’Océan
Atlantique, en plein coeur du site le plus prestigieux et le plus
fréquenté de la capitale économique du Royaume, puisse encore être en
souffrance depuis plus 8 mois déjà ? Surtout que ces services en ont
été formellement saisis et dans le détail des fiches descriptives,
plans, et notes de présentation depuis belle lurette, à savoir la
Wilaya , la mairie, l’Agence urbaine, la préfecture d’arrondissements
Casa-Anfa, le CRI et la délégation régionale du Tourisme. Pourtant, il
s’agit, comme le souligne Joseph Marciano de la société Malibu, d’un
«projet structurant et valorisant» pour l’ensemble du quartier d’Aïn
Diab dont l’impatience légitime n’a d’égale que son patriotisme
économique de voir son pays, le Maroc, se hisser aux standards les plus
avancés des investissements touristiques, urbains et socioéconomiques.
Mais l’espoir d’un «déblocage» rapide de la situation est permis depuis
que le Wali Mohamed Kabbaj, selon certaines sources, a pris directement
en charge l’étude du projet. Et avec la transparence, l’expertise et la
célérité que nous connaissons chez l’ancien ministre et Conseiller du
Souverain, nul doute que le meilleur reste à venir. C’est d’ailleurs
sur les bons offices de ce dernier que le règlement du «litige foncier»
a été réglé sur la base d’un engagement sur parole pour activer les
travaux d’élargissement du Boulevard de l’Océan Atlantique. En effet,
par esprit de coopération et de solidarité, Joseph Marciano a accepté
immédiatement d’accéder à la requête du Wali Kabbaj pour mettre à
disposition une parcelle de 1500 mètres carrés au bénéfice du programme
de mise à niveau urbain de Casablanca.
Où en est-on ?
Des questions demeurent, pour l’instant, sans réponse. Pourquoi le
projet La Corniche d’une telle ampleur avec ses infrastructures au top
de l’hôtellerie de luxe et de l’immobilier résidentiel de très haut
standing tarde-t-il à recevoir le feu vert ? Surtout que la société
MALIBU est disposée à s’investir également, outre les composantes
programmées dans le projet, et en concertation étroite avec les
autorités compétentes, dans la réfection des chaussées, trottoirs et
promenades au droit de sa façade débordant de part et d’autre pour un
traitement paysager extrêmement raffiné du nouveau site envisagé.
Parking géant La Corniche Un parfum d’iode pour chasser l’air malsain
Mais à quoi rime ce minuscule parking en surface de 248 places au
centre du boulevard principal n’empêchant pas les dérapages du surplus
d’automobilistes en quête de voie de garage qui n’hésitent pas à
«squatter» illégalement les bords des chaussées de la double voie de
circulation ? Pompant l’air des citoyens et viciant les…voies
respiratoires des résidents et promeneurs injustement privés de la
pureté de l’iode marine, patrimoine géographique et naturel de la
ville. Un parking, qui plus est, sauvage, «géré» par des clandés» et
«bouffant» quasiment la moitié de l’espace de circulation méritant,
incontestablement, un sort plus heureux pour se hisser aux ambitions de
tous les grands boulevards côtiers du monde avec leur grands espaces
exclusivement aménagés et piétonniers. C’est l’offre, justement, du
projet intégré dans le celui plus global de La Corniche touristique et
résidentielle, et offrant de nouvelles infrastructures en mode de
parking souterrain d’une capacité totale de 3000 places véhicules, dont
la moitié dédiée aux résidents et commerçants et les 1500 autres places
pour les visiteurs et les touristes de passage. Une solution évidente
et performante pour résoudre la «crise d’engorgement» et la pollution
actuelle sur la Corniche en y chassant l’air malsain pour réhabiliter
les gens avec la fraîcheur de la nature et la salubrité de
l’environnement. En effet, le projet parking 3000 places de la société
MALIBU est en conformité avec les normes en vigueur, sans compter la
prise en compte des directives de l’Union européenne relatives aux
«Ronds points giratoires. D’une capacité 6 fois supérieure à l’actuel,
le projet de parking sera confié à une société spécialisée dans le
créneau international de référence. Ces dispositions sont de nature à
contribuer à l’œuvre citoyenne décisive de la Fondation Mohammed VI
pour la protection de l’environnement.
Consistance du projet les tours da la corniche
Toutes les composantes principales du projet La Corniche (Hôtellerie,
Résidence touristique, immobilier de bureaux, City center et autres)
seront réalisées et mises en exploitation avec le concours de
partenaires internationaux de référence qui font autorité dans leur
créneau d’excellence. Concrètement, les composantes du projet La
Corniche ciblent un complexe hôtelier 5 étoiles de luxe. Deuxième
composante du projet : 3 grands bâtiments en style Appartements-hôtels
de catégorie supérieure équipés de salles de service annexes, de salles
de réunion, de centres de remise en forme, de locaux pour les fêtes, de
crèches et autres. Troisième composante du projet : un centre
commercial pour accueillir les plus grandes enseignes du monde. Est
également prévu un parking de 3000 places sur deux niveaux en sous-sol.
Les autres éléments complétant cet ensemble intéressent la construction
d’un immeuble à usage de bureaux équipés aux standards les plus
performants en logistique et NTIC, des immeubles résidentiels. Le tout
sur 11 hectares disponibles pour un investissement de 1,6 milliard de
DH générant 3500 emplois dont 1500 directs. Pour une durée de
réalisation révisée nettement à la baisse pour se trouver réduite de
moitié par rapport aux estimations initiales ramenées de 80 mois à 40
mois maximum.